Afrique de l'Ouest: Harmonisation de la réglementation pharmaceutique

22 Juillet 2019

L'Organisation ouest africaine de la Santé(OOAS) organise, les 22 et 23 juillet 2019 à Ouagadougou, un atelier de revue à mi-parcours du projet d'harmonisation de la règlementation des médicaments en Afrique de l'Ouest (WA-MRH).

Les objectifs globaux du projet d'harmonisation de la réglementation des médicaments en Afrique de l'Ouest (WA-MRH), à savoir le renforcement des capacités des autorités nationales de régulation pharmaceutique et l'enregistrement des médicaments ensemble par les 15 pays membres, sont «en bonne voie» d'être atteints.

C'est le bilan issu de la revue à mi-parcours du projet, qui se tient les 22 et 23 juillet 2019 à Ouagadougou.

WA-MRH fait face à des difficultés liées à l'harmonisation des agendas des pays membres et des partenaires de l'OOAS afin de prendre des décisions et à la passation des marchés pour l'engagement de consultants et l'achat d'équipements.

L'atelier d'évaluation, qui sera suivi d'une réunion du comité de pilotage du programme les 25 et 26 juillet prochains, vise à identifier les principaux obstacles et contraintes et à formuler des recommandations pour accélérer la mise en œuvre du projet.

D'après la représentante de la Banque mondiale, partenaire financier de l'OOAS, Aïssatou Diack, le financement de cette institution va permettre d'améliorer la disponibilité des médicaments et des vaccins sûrs et de qualité sur le marché pharmaceutique de l'espace CEDEAO.

Il va également renforcer et harmoniser les systèmes réglementaires nationaux et l'efficacité des médicaments ainsi que la transparence dans l'enregistrement des médicaments et vaccins dans les 15 Etats membres, a-t-elle expliqué.

Quant au représentant du directeur général de l'OOAS, Dr Carlos Pedro Faria de Brito, il a expliqué que la CEDEAO est préoccupée d'assurer un accès aux médicaments de qualité dans l'ensemble des 15 pays de la CEDEAO.

Cela passe, selon lui, par l'harmonisation des réglementions des différents pays. Soulignant que dans un contexte de mondialisation croissante et du commerce international des médicaments, la réglementation constitue un axe de coopération entre Etats, le représentant du ministre de la Santé, Dr Isaïe Méda, a salué l'initiative du projet WA-MRH comme une opportunité majeure d'amélioration de systèmes de réglementation pharmaceutique.

Il a indiqué que le Burkina Faso s'est engagé depuis 2018 dans une réforme de son secteur des médicaments avec à la clé la création de l'Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP). Dr Méda a souhaité une collaboration étroite entre cette agence et les 14 autres agences nationales de la CEDEAO et les institutions sous-régionales et régionales afin de parvenir à l'harmonisation effective de la réglementation des médicaments.

Il a encouragé les acteurs de WA-MRH à poursuivre les efforts de conciliation entre les pays de l'Afrique de l'Ouest afin d'atteindre les objectifs de santé publique et de développement durable. WA-MRH a été lancé à Accra au Ghana en novembre 2017 et financé par la Banque mondiale à hauteur de trois millions de dollars. Il prendra fin en mai 2020.

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