Ile Maurice: Grève de la faim de Gérald Alcindor - «Je vais rester là jusqu'à en perdre la vie s'il le faut»

Après avoir fait plusieurs démarches auprès du ministère des Sports, une plainte au poste de police de Flic-en-Flac et une tentative de suicide en juillet 2018, Gérald Alcindor, l'ex-directeur de West Palm Inn Bed & Breakfast Mauritius s'est, cette fois, engagé dans une grève de la fin près du stade Germain Comarmond, à Bambous.

Il a débuté sa grève de la faim hier, lundi 22 juillet, et affirme qu'il n'y mettra pas fin tant que ceux concernés ne lui rendent pas les millions qu'il allègue avoir déboursés lors des Championnats du monde de beach handball des -17 ans en 2017.

«Akoz enn zess patriotique zordi mo lor la paille», confie ce dernier, la gorge nouée et les yeux cernés. Assis sur tabouret en plastique sous une marquise blanche sur lequel sont agrippés les posters du Championnat de beach handball de 2017, Gérald Alcindor nous conte ses ressentis. Pendant que toute l'île fête les 28 médailles d'or, il n'est pas d'humeur joviale et cela depuis deux années déjà. «En 2017, lors des Championnats du monde de beach handball des -17 ans, on m'avait attribué le contrat d'accommodation des 400 athlètes et entraîneurs qui venaient au pays pour ces jeux. De plus, sous ma charge, il y avait aussi les frais de billets d'avion des officiers de l'International Handball Federation (IHF) et d'autres frais additionnels, explique-t-il. Et d'ajouter : «Avant que les championnats ne commence, on m'a donné deux chèques sans provisions mais malgré cela, j'ai fait confiance à l'association mauricienne de handball qui m'avait assuré que j'aurais mon argent par la suite et j'ai fait un geste patriotique en hébergeant tout ce monde gratuitement car au cas contraire, ils se seraient retrouvés à la rue. Mais jusqu'à l'heure, l'IHF me doit 9 millions de roupies.»

Ayant tout perdu ; son hôtel, son travail, sa famille et portant de nombreuses dettes, cet homme de 38 ans affirme n'avoir plus rien à perdre car il a déjà tout perdu. «Je vais rester là jusqu'à en perdre la vie s'il le faut. Il faut qu'on me rende mon argent car je reçois des pressions des créditeurs. Je respire mais j'ai cessé de vivre depuis 2017. Car depuis tout cela, ma vie n'a plus aucun sens.»

Contacté, Ludovic Carré, président de l'Association mauricienne de handball, affirme ne rien pouvoir faire à son niveau. «Le contrat a été fait avec l'ancien comité. Toutefois, à ma connaissance il y a aussi eu un agreement avec la fédération internationale et Gérald Alcindor. Mais je n'en sais pas plus.» Le ministre des Sports, pour sa part, est resté injoignable.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: L'Express

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.