Afrique: FMI - La croissance mondiale révisée à la baisse

Siège du FMI à Washington DC

Washington — Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l'économie mondiale, les ramenant à 3,2 % cette année et 3,5 % l'année prochaine, selon un rapport publié mardi par l'institution financière internationale.

Invoquant les effets persistants des tensions commerciales entre Pékin et Washington et un difficile Brexit en Europe, le FMI a annoncé avoir révisé en baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2019, la qualifiant de "morose" et "modérée".

Le Fonds table désormais sur une expansion de 3,2% cette année et de 3,5% en 2020, soit 0,1 point de moins que lors de ses prévisions publiées en avril.

Pour les pays avancés, l'institution a, au contraire, révisé en hausse la croissance pour 2019 (+0,1 point), qui sera largement tirée par les Etats-Unis.

Prenant en compte une hausse du PIB américain meilleure que prévue au premier trimestre, le FMI table sur une croissance américaine de 2,6% (+0,3 point) en 2019 tout en soulignant que le ralentissement de la consommation des ménages et des importations -sous l'effet de la guerre des tarifs douaniers avec la Chine- va se traduire par un rythme de croissance plus faible le reste de l'année.

Pour la seule zone euro, la prévision reste inchangée à +1,3% de même que la prévision de la France (+1,3%), de l'Italie (+0,1%).

En revanche, la prévision de l'Allemagne est abaissée à 0,7% (-0,1 point).

"La croissance de la zone euro devrait s'accélérer d'ici la fin de l'année et jusqu'en 2020 car la demande extérieure s'améliore et les facteurs temporaires (notamment la baisse du secteur automobile en Allemagne, les manifestations sociales en France) continuent de s'estomper", commente le FMI.

La prévision 2019 de la Chine a, elle, été abaissée (-0,1 point) à 6,2%.

"Les effets négatifs de la hausse des droits de douane et l'affaiblissement de la demande extérieure ont exercé une pression supplémentaire sur une économie déjà en plein ralentissement structurel", a souligné le Fonds, exhortant le pays à réduire sa forte dépendance à l'égard de la dette.

L'institution de Washington se montre également moins optimiste pour l'Amérique Latine, projetant désormais une croissance de 0,6% (-0,8 point) avant un rebond attendu en 2020.

Cet abaissement marqué reflète les rétrogradations de la croissance brésilienne et mexicaine.

Au Brésil, la confiance s'est considérablement érodée en raison de l'incertitude entourant l'issue de certaines réformes.

Au Mexique, l'investissement reste faible et la consommation a ralenti, reflétant les inquiétudes sur les politiques menées par le nouveau gouvernement.

"Les risques de dégradation (de la croissance mondiale) se sont intensifiés depuis le rapport d'avril", résume le FMI, citant "l'escalade des tensions commerciales et technologiques", des inquiétudes sur les marchés financiers et les tensions géopolitiques.

En mai, la Chine et les Etats-Unis se sont infligé de nouveaux tarifs douaniers supplémentaires.

Ils ont décidé fin juin de reprendre leurs négociations. Mais la semaine dernière, Donald Trump et ses conseillers ont reconnu que le conflit n'était pas près d'être résolu.

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