Cameroun: Pluies - Comment préserver les routes

L'eau cause des dégradations face auxquelles des actions ponctuelles sont menées.

Rond-point place des fêtes de Douala, vallée de la Besseke. Il y a peu, des nids-de-poule y sont apparus. Le fait n'a pas spécialement attiré l'attention. Puis ces petits trous se sont élargis, à la faveur des premières pluies qui s'abattent depuis quelque temps sur la capitale économique. Résultat, des embouteillages aux heures de pointe qui éprouvent la patience des usagers. « Ce n'est pas normal que sur un axe aussi stratégique, on laisse une telle situation perdurer.

La circulation y est intense avec les gros porteurs et autres camions qui passent un temps important à cause de ces nids-de-poule, causant un préjudice en terme économique », se désole un habitué du tronçon. Les taximen, eux, sont devenus philosophes et se sont accommodés de la situation, ce qui n'empêche pas les coups de gueule des passagers, entre résignation et découragement. Non loin du rond-point Deïdo, un autre nid-de-poule préoccupe les agents de la police en charge de la circulation. Il leur faut au quotidien beaucoup de tact et de retenue, face à l'impatience et à l'incivisme des chauffeurs.

Résultat là aussi, de fréquents embouteillages qui font du passage obligé qu'est le rond-point Deïdo, un cauchemar pour les usagers de la route, notamment ceux en partance pour Bonabéri, l'Ouest, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du pays. Et ce ne sont que deux exemples parmi ceux qu'on enregistre à Douala. A la Communauté urbaine et dans les communes d'arrondissement, les responsables ne sont pas indifférents à cette situation qui les préoccupe aussi. Reste que dans le cas d'espèce, les besoins sont immenses et les moyens pour y faire face ne sont pas toujours disponibles.

Ce qui n'empêche pas que certaines actions soient promptement entreprises en attendant des réponses définitives. Dans le cas du rond-point Deïdo, on a bouché les nids-de-poule avec de la latérite, histoire de fluidifier davantage la circulation. C'est également le cas dans bien d'autres artères des quartiers de Douala. « C'est insuffisant mais c'est déjà ça. Les autorités compétentes doivent mener une réflexion approfondie sur la question et trouver à terme, les voies et moyens pour que ce phénomène qui dure depuis un certain temps déjà, s'arrête », conseille un habitant de la capitale économique. Et à raison car cette fois, il faut faire vite. La saison des pluies s'annonce particulièrement forte, et risque d'aggraver la situation, si rien n'est fait.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Cameroon Tribune

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.