Cote d'Ivoire: Une association crée du biocharbon pour lutter contre la déforestation et la pollution

24 Juillet 2019

Aujourd'hui, en Côte d'ivoire, chaque foyer consomme environ 5 kg de bois frais, entrainant ainsi l'abattage des arbres toujours plus massif et une déforestation rapide, qui inquiète l'Association des Propriétaires de Forêts Naturelles et Plantations, une ONG d'Affery, au sud du pays.

Afin de limiter l'utilisation de bois, celle-ci s'est penchée sur la transformation des résidus agricoles en biocharbon et a obtenu de bons résultats. Aujourd'hui, l'Affery, de plus en plus de ménages se tournent vers les cabosses de cacao comme principal combustible.

La découverte du biocharbon à base de cabosses de cacao

Actuellement, les besoins en bois de la Côte d'Ivoire sont considérables. Aussi, l'Association des Propriétaires de Forêts Naturelles et Plantations (APFNP) d'Affery s'est mise en quête d'une solution, pour limiter la déforestation tout en réduisant l'impact de la culture du cacao, celle-ci etant à l'origine d'une source de pollution inquiétante les résidus agricoles.

Grace à des outils de gestion pour association , ainsi qu'aux nombreux chercheurs de l'ONG, l'APFNP est parvenue à produire du biocharbon à partir de cabosses de cacao. Après de multiples essais, les résultats obtenus sont particulièrement encourageants.

Grâce à ces résidus agricoles, il devient possible de produire un combustible idéal pour la cuisine, puisque celui-ci ne produit aucune fumée. Les cabosses de cacao constituent une matière première abondante dans la région d'Affery, qui peut dorénavant être valorisée, plutôt que jetée dans la nature.

Le processus de transformation des cabosses en biocharbon est permis, grâce à des installations financées et imaginées par l'ONG.

L'utilisation d'autres résidus agricoles pour limiter la pollution et la déforestation

La Côte d'Ivoire produit actuellement plus de 1 300 000 tonnes de cacao par année. Mais elle est également à l'origine d'une production de 100 000 tonnes de café et de 900 000 tonnes de maïs.

Aussi, l'APFNP a également planché sur la valorisation des déchets issus de ces cultures, toujours dans l'objectif de produire du biocharbon. Dès leurs recherches, il faudrait 205 kilos de balles de riz pour produire 75 kg de combustibles, et autant de coques de café pour produire 50 kg de biocharbon.

Aujourd'hui, grâce à de nombreuses recherches et expérimentations, l'ONG est en mesure de produire ce combustible recyclable grâce aux résidus agricoles issus de la culture du riz et du café.

La forêt ivoirienne est passée de 16 millions d'hectares en 1963 à 1,9 millions en 2019.

Aussi, l'association souhaite développer sa production de biocharbon, afin de limiter efficacement la déforestation. Son souhait ? Produire 6 tonnes de combustible à l'année, contre 2 tonnes à l'heure actuelle.

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