Burkina Faso: Amélioration de la qualité nutritionnelle des aliments

26 Juillet 2019

L'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a lancé le projet : «Gestion durable des sols pour une agriculture sensible en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est», le jeudi 25 juillet 2019 à Ouagadougou.

Soutenir et promouvoir la gestion durable des sols pour une agriculture respectueuse de la nutrition, dans le but d'améliorer la qualité nutritionnelle des aliments produits localement, est l'un des objectifs que s'est assignés l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

C'est pourquoi, elle a lancé le projet micronutriments dénommé «Gestion durable des sols pour une agriculture sensible en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est», le jeudi 25 juillet 2019 à Ouagadougou au cours d'un atelier.

Selon l'émissaire du représentant de la FAO au Burkina Faso, Moussa Maïga, la rencontre permettra de définir les axes pour une bonne alimentation.

Il a fait savoir que la FAO a pour ambition de construire un monde libéré de la faim et de la malnutrition, dans lequel l'agriculture contribue à améliorer le niveau de vie des populations, et cela de manière durable en termes économique, social et environnemental.

«Pour concrétiser cette vision, l'organisation aide les Etats à renforcer leurs systèmes de production alimentaire et agricole et à favoriser l'amélioration de la nutrition, en collaboration avec ses partenaires aux niveaux national, régional et mondial», a-t-il affirmé.

Cela, a ajouté M. Maïga, consiste à augmenter la contribution des systèmes alimentaires et agricoles au renforcement de l'état nutritionnel des populations.

De son avis, des essais sur le terrain et des démonstrations portant sur l'amélioration de la teneur et de la qualité en micronutriments des sols et par voie de conséquences des cultures vont être menés.

«Le projet s'inscrit dans un contexte national où les déficiences en micronutriments constituent un problème majeur de santé publique, car près de 83 % des enfants de 6-59 mois, 68% de ceux d'âge scolaire et 73% des femmes enceintes souffrent de carence en fer», a-t-il regretté.

Promouvoir la santé des populations

M. Maïga a assuré que l'organisation s'engage résolument auprès du gouvernement burkinabè sur une approche de développement fondée sur les aliments à haute valeur nutritionnelle, les régimes alimentaires diversifiés.

Il a rappelé que la FAO encourage les Etats à appliquer les principes directeurs qui consistent, entre autres, à inclure des objectifs et des indicateurs de nutrition explicites dès la conception des programmes et à préserver les ressources naturelles.

Pour l'expert agronome Souleymane Traoré, au Burkina, les sols sont pauvres en nutriments. «Nous allons apporter des amendements sur des sols d'où la nécessité d'améliorer le contenu des engrais qui vont aider les plantes à être plus solides pour de meilleurs résultats», a-t-il déclaré. Les produits récoltés, selon lui, vont avoir des teneurs plus importantes en nutriments.

Le représentant du ministre de l'Agriculture et des Aménagements hydo-agricoles, Dr Lamourdia Thiombiano, a salué le projet avant d'ajouter que l'axe 2 du Plan national de développement économique et social met l'accent sur le développement du capital humain.

«Il propose comme objectif stratégique de promouvoir la santé des populations et d'accélérer la transition démographique afin d'améliorer l'état nutritionnel de la population, en particulier des femmes et des enfants», a-t-il argué. Malgré ces efforts, a-t-il fait remarquer la faim et la malnutrition persistent au pays des Hommes intègres. Toutefois certains progrès sont notables, a-t-il dit.

«Le ministère en charge de l'agriculture a, par exemple, effectué des formations en nutriment et a créé une nouvelle direction chargée de la promotion de l'alimentation», a soutenu M. Thiombiano.

Il a aussi signifié que les objectifs du projet cadrent avec les stratégies du système alimentaire qui prennent en compte la fertilisation et la bio fortification en micronutriments du sol pour prévenir la malnutrition.

A ses dires, ces micronutriments comprennent notamment le fer, le zinc, le manganèse, le chlore et le cuivre. Par ailleurs, le représentant du ministre a remercié la FAO pour son expertise aux côtés du gouvernement et la réalisation de multiples initiatives en faveur des populations vulnérables.

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