Congo-Kinshasa: [Lutte contre les maladies d'origine animale] FAO-RDC - Le guide technique de surveillance intégrées des maladies animales validé

La communauté internationale se mobilise aujourd'hui pour lutter contre l'une des épidémies les plus foudroyantes que la République Démocratique du Congo ait connue. Il s'agit de la maladie à virus Ebola qui provoque des symptômes graves entrainant 60 à 80% des cas de mortalité.

L'hôtel Béatrice est en effet, le cadre qui a reçu une délégation des agents de la FAO et des experts congolais du ministère de la pêche et élevage en atelier de validation du plan national de surveillance intégrées et riposte des maladies animales prioritaires (SIMAR), ce mercredi 24 juillet 2019. L'enjeu étant énorme, ce document technique ainsi validé permettra surtout la surveillance soutenue, la prévention, la détection et la riposte des maladies d'origine animale en RDC. Ce, grâce au soutien de l'USAID.

"Avec une population mondiale sans cesse croissante de plus de sept milliards d'habitants, dont il faut couvrir les besoins alimentaires d'origine animales, l'homme est amené à exploiter de plus en plus ses ressources animales en accroissant entre autre ses productions. Cependant, il est évident que ces ressources représentent à la fois une aubaine et un risque potentiel pour la santé publique", a indiqué Judicaël Panzu, le délégué de la FAO dans son mot d'ouverture.

Il est aussi vérifié que les maladies infectieuses émergentes des dernières années sont plus de 75% des zoonoses. Face à cette calamité, le monde entier est mobilisé dans la recherche des solutions pour lutter contre ces infections car, elles ont des impacts socio-économiques majeurs dus aux pertes subies par les épidémies et aux mesures coûteuses prises aux niveaux individuel, national et international pour la prévention et le contrôle.

Conscient de ce risque que court le monde, en général et, la RDC en particulier, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation a élaboré dans le cadre de la lutte contre les maladies animales un guide technique, afin de mieux prévenir, détecter et riposter contre tout type de maladie d'origine animale, précisément celui d'Ebola qui sévit aujourd'hui au pays.

Les assises qui se sont clôturé ce jeudi 25 juillet consistaient concrètement pour la FAO et le Gouvernement de la République Démocratique du Congo à la validation de la capacité et la performance du système de surveillance en santé animale, spécialement le niveau de capacité des pays vis-à-vis de la surveillance des maladies zoonotiques identifiées comme prioritaires.

Cinq recommandations au menu

A l'issue de cette activité, du reste importante pour l'avenir du pays et de la santé publique, une série de recommandations ont été formulées. Il s'agit, entre autres, de développer et mettre en œuvre un de plan de surveillance formalisé, avec support appuyé par un texte réglementaire, sinon une loi qui permet une surveillance active et passive basée sur la base des procédures standardisées et formalisées. Ensuite, définir et créer une ligne budgétaire pour maintenir durablement les activités de surveillance du dispositif au niveau central et sur le terrain. Il en ressort également qu'il faudra renforcer les compétences épidémiologiques de haut niveau au sein du système, développer un plan de recrutement et formation pour assurer la pérennité du personnel au sein du système et, enfin, mettre en œuvre une stratégie de communication pour la lutte contre les maladies animales prioritaires.

Sous l'œil admiratif du Directeur de Cabinet du Ministre de la Pêche et élevage, Judicaël Panzu a félicité le ministère de Pêche et Elevage pour le travail titanesque que ce dernier a accompli, pourtant sans faire retentir la cymbale.

Quant à Adelard Kaputula, il a exprimé les sentiments de reconnaissance et a vivement encouragé la FAO d'aller plus loin, tout en lui promettant une collaboration continue, en tant que partenaire constant depuis des années au service de ce pays continent.

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