Gabon: Amnesty international dénonce des tortures sur des membres de l'opposition camerounaise

Paris, France — Une soixantaine de membres de l'opposition arrêtés, le 1er juin dernier à Yaoundé, lors d'une manifestation pacifique planifiée, auraient été soumis à des violents coups et mauvais traitements durant leur interrogatoire au secrétariat d'État à la Défense, a dénoncé, vendredi, Amnesty International (AI) qui a demandé aux autorités camerounaises de diligenter une enquête indépendante sur cette affaire.

« Les autorités camerounaises doivent diligenter une enquête indépendante sur les violents coups et les mauvais traitements auxquels 59 membres de l'opposition - dont six femmes - auraient été soumis durant leur interrogatoire au secrétariat d'État à la Défense (SED). Avant d'être relâchées, ces personnes ont été frappées à coups de bâton par les forces de sécurité et contraintes de se mettre dans des postures humiliantes», a déclaré Amnesty, vendredi, dans un communiqué de presse.

En janvier 2019, a souligné Amnesty, près de 300 sympathisants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) avaient été interpellés arbitrairement en même temps que le chef du parti, Maurice Kamto et des arrestations massives également ont eu lieu le 1er et 8 juin dernier.

« Les autorités judiciaires doivent enquêter sur les allégations faisant état d'actes de torture et d'autres mauvais traitements à l'encontre de ces 59 membres de l'opposition, et prendre des mesures concrètes pour traduire en justice les auteurs de ces actes », a indiqué Amnesty.

L'organisation internationale a signalé aussi qu'à Douala, plus de 200 manifestants ont été arrêtés de façon arbitraire. Certains ont été libérés et 30 personnes se trouvent encore en détention administrative dans l'attente de leur comparution devant un tribunal de droit commun.

« Comme beaucoup d'autres centres de détention non officiels du Cameroun, le SED a la réputation de torturer les détenus. Ces tactiques répressives et violentes destinées à réduire l'opposition au silence doivent cesser », a affirmé Amnesty.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Infos Plus Gabon

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.