Guinée: Pêche - Le Ministre Frédéric Loua sur des mesures qui ont contribué à la levée de la sanction de l'UE

30 Juillet 2019

Le ministre des pêches et de l'aquaculture et de l'Economie Numérique a animé une conférence de presse lundi 29 juillet 2019 dans un hôtel de la place (Conakry) la présentation du bilan de l'année précédente et les perspectives du département.

Dans son intervention, Frédéric Loua a annoncé des mesures du gouvernement qui ont contribué à la levée de la sanction de l'Union Européenne.

Mais bien avant, le Ministre a d'abord rappelé qu'il y a eu plusieurs années, la Guinée était sur la liste noire de l'union européenne des pays tiers non coopérants en matière de lutte contre la pêche, non déclarée et non réglementée (INN).

« Une décision, qui mettait le pays dans une position inconfortable, pour qui connaît la variété des espèces halieutiques de nos eaux territoriales », a-t-il déclaré.

Prenant des mesures de la sanction de l'Union Européenne, très au sérieux, le département dirigé par Frédéric Loua, a aussitôt entrepris de profondes réformes dans le secteur.

C'est ainsi, que le gouvernement a procédé en premier lieu, à la promulgation de deux nouveaux codes des pêches (maritime et continentale). Ceci, dans le cadre de l'adaptation du cadre juridique de la pêche.

Parallèlement, il y a eu l'adoption d'un plan national d'inspection des pêches, ainsi que l'adoption de plusieurs décrets à savoir :

- L'instauration d'un régime de surveillance par satellite et de surveillance aérienne des pêches

- L'obligation d'équipements en dispositif de repérage par satellite des navires de pêche 24h/24, au lieu de 6 à 8 heures seulement avant 2010

Concernant la surveillance côtière, de 35 jours avant 2011, celle-ci est passée à 250 jours depuis 2011.

Quant à la surveillance hauturière, elle est passée à 188 jours de mer, contre 28 jours avant 2011.

La surveillance aérienne par an, est aujourd'hui entre 16 et 24 heures.

Ces mesures ont contribué à la levée de la sanction de l'union européenne relative à la lutte contre la pêche INN.

A cette occasion, le ministre des Pêches, de l'Aquaculture et de l'Economie Numérique a évoqué ce problème que la Guinée rencontre souvent avec les étrangers tout en clamant son innocence.

Pour Frédric Loua, «le problème c'est nous même, ce n'est pas les chinois» parlant de guinéens «démarcheurs» dans le secteur des Pêches.

« Certains guinéens demandent des permis faisant croire que les sociétés de pêche pour lesquelles ils cherchent ces permis leur appartiennent.

Alors que c'est eux qui cherchent le document n'ont que 05 % d'actions et le reste c'est pour les étrangers comme le plus souvent des chinois », a-t-il révélé.

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