Somalie: La libération par le Somaliland de 19 pirates condamnés est une violation de l'accord

Les Seychelles ont condamné la libération anticipée de 19 pirates reconnus coupable dans la nation insulaire et transférés en Somalie pour qu'ils purgent leur peine, a annoncé le ministère des Affaires étrangères.

Les autorités du Somaliland ont libéré jeudi les condamnés qui ont été reconnus coupable aux Seychelles à purger 30, 36 et 42 ans de prison pour piraterie.

En 2011, les deux pays ont signé un mémorandum d'accord sur le transfert des pirates condamnés entre le gouvernement du Somaliland et les Seychelles. En 2012, 19 condamnés ont été transférés sous la garde des autorités du Somaliland, où les pirates devaient purger leur peine.

Le gouvernement des Seychelles, un archipel de l'océan Indien occidental, a officiellement écrit aux autorités du Somaliland pour exprimer sa profonde désapprobation à l'égard de la libération anticipée.

"Cette annonce a été une surprise pour nous car il s'agit d'une action entreprise sans consultation du gouvernement des Seychelles.

C'est contre le protocole d'accord que nous avons signé avec les autorités du Somaliland", a déclaré Ian Madeleine, directeur des affaires maritimes au Département des affaires étrangères des Seychelles.

La décision unilatérale des autorités du Somaliland de modifier les peines des pirates condamnés est en violation des dispositions de l'accord qui stipule que le pouvoir de réviser le jugement ou les peines incombe aux Seychelles, a déclaré M. Madeleine.

Les Seychelles, dotées d'une compétence spéciale en matière de piraterie et de criminalité maritime, ont commencé à entendre des cas en juin 2015.

En mai de cette année, la Cour suprême des Seychelles a officiellement inculpé cinq présumés pirates somaliens qui avaient été transférés aux Seychelles par EU NAVFOR. Un des pirates avait été arrêté et transféré aux autorités des Seychelles en novembre 2017 et avait été rapatrié en décembre 2018.

Les Seychelles ont également écrit à Maurice et à la Commission de l'océan Indien en sa qualité de président du groupe de contact sur la piraterie au large des côtes somaliennes pour demander le soutient de la communauté internationale afin de condamner la libération rapide de ces 19 pirates somaliens par les autorités du Somaliland et de porter l'affaire à l'attention du secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies et du Conseil de sécurité des Nations unies.

" M. Madeleine a expliqué qu'une telle décision mettait en péril les efforts déployés pour lutter contre la piraterie et mettait en péril la sécurité de l'océan Indien.

La décision compromet également les efforts collectifs déployés par la communauté internationale pour combattre et réprimer la piraterie au large des côtes somaliennes afin de garantir la sûreté et la sécurité de l'océan Indien occidental.

Cela risquerait également de saper les mécanismes d'arrestation, de poursuite et d'emprisonnement mis en place pour lutter contre le fléau de la piraterie et d'autres formes de crimes illicites, a déclaré le département.

La situation va donc annuler la coopération qui existe entre les parties en ce qui concerne le rapatriement des pirates condamnés pour des raisons humanitaires, a indiqué le département.

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