Mozambique: Signature de l'accord de paix entre le gouvernement et Renamo

Le President Filipe Nyusi et le leader du Renamo Ossufo Momade.

Un accord de paix historique a été signé entre le gouvernement mozambicain et le parti la Résistance nationale du Mozambique (Renamo).

Accord de paix qui relance le désarmement des combattants de l'ex-rébellion devenu le principal parti d'opposition politique du pays.

Une avancée considérable par rapport aux deux précédents accords de paix. On parle même de semaine de paix au Mozambique après la signature de l'accord ! Il pourrait mettre fin à des décennies de conflit entre le pouvoir et l'ex-rébellion ! Avec cet accord, les combattants du parti de l'opposition la Renamo, ex-rébellion devraient déposer les armes. Au total 5 221 personnes sont concernées.

Certains de ces combattants seront intégrés à l'armée ou à la police nationale mozambicaine. D'autres doivent réintégrer la vie civile grâce à une aide financière ce qui donne espoir à Filipe Nyusi, le président du Mozambique. "Ce document oblige les deux parties à s'abstenir de toute action hostile ou attaque militaire contre les forces armées, les positions ou les biens et contre la population en général."

De son côté, Costa Amado, un des membres du parti de l'opposition a exprimé sa joie à la signature de cet accord de paix entre le pouvoir et son parti. "Nous étions un peu inquiets avant, mais quand nous avons vu comment l'enregistrement des soldats de la RENAMO pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration a commencé, cela nous a beaucoup aidé. Cela dissipera certains malentendus. Beaucoup de gens ont été pessimistes à ce sujet. Mais maintenant que le processus a commencé, j'espère qu'il se déroulera bien. Je suis très heureux," confie Mr. Amado.

Malgré tout, la Renamo fait face en son sein à une contestation. Un groupe de dissidents menacent de mort son chef depuis quelques semaines comme l'explique le politologue mozambicain Lourindo Verde. "RENAMO est dans un processus de transition après Afonso Dhlakama, qui était un leader qui a dirigé le parti pendant longtemps. Il est normal que RENAMO soit dans un état turbulent caractérisé par des fissures. Les militaires de RENAMO ont du mal à s'identifier à leur nouveau chef parce qu'il vient d'une tribu qu'ils ne connaissent pas. Depuis la fondation du RENAMO, le parti est dirigé par des gens du centre et maintenant le nouveau chef vient du nord du pays."

Sur place tous gardent espoir de voir le processus de paix mené à son terme. Il doit mettre fin à une longue période de conflit avec la guerre civile de seize ans débutée en 1976 après l'indépendance.

Le désarmement des combattants de la Renamo qui a commencé cette semaine est la suite du processus de négociation initié par le leader historique de la Renamo, Afonso Dhlakama, mort en mai 2018. Pour rappel, la rébellion s'était transformée en parti politique à l'issue d'une guerre civile de seize ans entre 1976 et 1992. Elle avait repris les armes en 2013 contre le gouvernement dirigé par le Front de libération du Mozambique (Frelimo).

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