Madagascar: Conservation de la biodiversité - L'engagement de Rajoelina sollicité par les scientifiques

La conservation de la biodiversité du pays est l'affaire de tous.

Clôturée le samedi 3 août dernier, la 56e réunion annuelle de l'Association pour la biologie et la conservation tropicale (ATBC) interpelle le Président de la République Andry Rajoelina, sur les mesures d'urgences devant être prises pour conserver les richesses naturelles du pays.

"Nous avons besoin d'un Président de la République engagé dans la lutte pour la conservation de la biodiversité, de la richesse naturelle dont nous disposons. Parler et promettre de faire quelque chose pour la sauvegarde de l'environnement est une chose. S'engager personnellement avec des mesures et programmes bien définis et répondant aux réalités du pays en est une autre". Ce sont là les propos du Professeur Jonah Ratsimbazafy pour résumer l'objectif d'une pétition publiée après la clôture officielle de l'ATBC 2019 (56e réunion annuelle de l'Association pour la biologie et la conservation tropicale) organisée au CCI Ivato du 31 juillet au 3 août dernier. Une pétition qui entend devenir une "déclaration officielle" après signature du Président de la République (PRM).

Une signature "lourde de sens" pour le pays et "attendue par le monde entier" si l'on se réfère toujours aux dires du professeur Jonah Ratsimbazafy. "Le monde entier espère l'engagement du numéro Un du Pays. Sa signature pourrait changer les choses car elle va marquer une volonté politique et personnelle du Président d'agir concrètement et réellement pour la sauvegarde de l'environnement à Madagascar. Nous avons attendu le Président Andry Rajoelina jusqu'à la dernière journée de la réunion annuelle (le 3 août) et nous l'attendons toujours" a lancé le professeur. Sachant que 59 pays ont été représentés durant l'évènement de quatre jours, l'engagement présidentiel pourrait renforcer les initiatives déjà prises et des actions lancées pour "sauver de l'extinction les espèces endémiques, les habitats naturels et l'extraordinaire richesse naturelle" de la Grande Île.

Mains tendues. Outre le bref résumé de la situation en matière de biodiversité du pays, les signataires de la pétition de l'ATBC 2019, ont également proposé cinq mesures d'urgences nécessaires devant permettre au PRM "d'améliorer l'état de la biodiversité de Madagascar". Entre autres, la lutte contre la criminalité environnementale. Ce, par le renforcement de "la capacité technique du gouvernement à contrôler la criminalité liée aux espèces sauvages". L'ouverture vers "les nouvelles technologies comme la télédétection et le codage à barres rapides de l'ADN" a été également avancée par les scientifiques. La pétition suggère également de "traduire en justice les trafiquants ( de bois de roses ou d'espèces menacées) tout en les imposant à de lourdes amendes".

Investir dans les aires protégées de Madagascar, limiter les impacts environnementaux des grands projets d'infrastructure ou encore renforcer les droits sur les ressources naturelles des populations locales, vient d'ajouter à la liste de proposition. Les scientifiques signataires de la pétition - produit de l'ATBC 2019 - interpellent également le Président de la République sur la nécessité de "gérer la crise croissante du bois de chauffe à Madagascar". Une problématique majeure pour les ressources en biodiversité du pays, étant donné une demande toujours croissante. Pour ce faire, l'ATBC 2019 suggère de "faciliter les investissements dans des efforts de reboisement". Le Président Andry Rajoelina est nommément cité dans la pétition. Mais compte tenu des enjeux de la sauvegarde de l'environnement à Madagascar, tous les acteurs en sont concernés.

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