Libye: La France et l'Egypte soutiennent le plan de paix de l'ONU

Les chefs d'Etat des deux pays se sont entretenus, le 4 août; sur la crise libyenne, avec pour objectif de soutenir un cessez-le-feu « à brève échéance » entre les parties au conflit, a-t-on appris de source proche de l'Elysée.

Le président français, Emmanuel Macron, actuellement en vacances dans la résidence présidentielle du fort de Brégançon (sud de la France), et son homologue Abdel Fattah Al-Sissi ont discuté de la Libye dans le but d'y ramener la paix, notamment entre les partisans du Gouvernement d'Union nationale (GNA) dirigé par Fayez al-Sarraj et ceux du maréchal Khalifa Haftar, « sur la base de l'accord d'Abou Dhabi ».

Depuis quelque temps, Paris tente de se positionner en médiateur dans la crise libyenne, s'inquiétant de ses effets déstabilisateurs dans la région sahélienne. Quant à l'Egypte, elle est pour sa part concernée en raison de sa longue frontière avec la Libye. Reste à savoir si les efforts consentis par ces Etats pour faire taire les armes en Libye seront considérés par Tripoli d'autant que plusieurs observateurs avancent que le maréchal Khalifa Haftar est soutenu militairement par les Emirats arabes unis et l'Egypte alors que la Turquie et le Qatar appuient les forces loyales au GNA de Fayez al-Sarraj.

Le chef de l'Etat français a récemment évoqué le dossier libyen avec le prince héritier d'Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, et l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani, précise la présidence française.

Le 2 août, l'Union européenne (UE) a une nouvelle fois appelé toutes les parties libyennes à un cessez-le-feu permanent et a affirmé son soutien au représentant de l'ONU, accusé de « contre-vérités » par le chef du gouvernement libyen d'union nationale. « L'Union européenne et ses Etats membres se félicitent de la proposition de trêve présentée par le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Ghassan Salamé, à l'occasion de l'Aïd al-Adha (la Fête du sacrifice), qui constitue un pas important dans cette direction », a annoncé la cheffe de la diplomatie européenne, dans une déclaration au nom de l'UE.

Federica Mogherini a assuré que l'Union européenne soutenait pleinement la proposition du représentant spécial « en trois étapes visant à relancer les négociations politiques et en particulier à mettre en œuvre la trêve ». « Les attaques aveugles contre des zones résidentielles densément peuplées peuvent constituer des crimes de guerre et ceux qui violent le droit international humanitaire doivent être traduits en justice et tenus responsables », a-t-elle averti.

Le 29 juillet dernier, l'émissaire de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé, avait exhorté les belligérants à faire une trêve et s'était inquiété de l'escalade des combats entre les forces loyales au gouvernement de Tripoli, soutenu par l'ONU, et celles du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est qui a lancé une offensive le 4 avril pour conquérir la capitale libyenne.

L'Organisation mondiale de la santé estime, dans son nouveau bilan sur les combats aux abords de Tripoli, qu'ils ont fait 1 093 morts et 5 752 blessés ainsi que plus de 100 000 déplacés.

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