Cameroun: Protection civile - Sapeurs-pompiers juniors

Une formation d'un mois est ouverte à Yaoundé, pour des jeunes de 14 à 16 ans.

Yaoundé, quartier Mimboman jeudi dernier. Des flammes ravagent une habitation. Sur place, un jeune homme est allongé à même le sol, hors de la maison, inconscient. A l'intérieur, une jeune fille prise au piège par les flammes perd à son tour connaissance. Au même moment, des sapeurs-pompiers accourent. Le jeune homme, allongé à l'extérieur est pris en charge. Pendant que certains éléments de la brigade des sapeurs-pompiers essayent d'éteindre les flammes, d'autres à l'intérieur libèrent la jeune fille, la faisant passer par la fenêtre. Cette technique, explique l'adjudant-chef major Nneme Francis, chef de bureau de la formation du poste de commandement du 10e groupement, « est un sauvetage en hauteur au moyen de lot de sauvetage et de protection contre les chutes ».

Cette démonstration du corps national des sapeurs-pompiers est une pure simulation exécutée au poste de commandement du 10e groupement par de jeunes sapeurs-pompiers venus pour une formation d'un mois. C'est une véritable armée rencontrée en ce lieu jeudi dernier. Près de 300 jeunes subissent une véritable formation militaire. 7h et 30 minutes, l'hymne national est entonné et les jeunes sapeurs-pompiers, avec des chants patriotiques à tue-tête, regagnent leurs salles de cours. En plus des gestes de premier secours, « les valeurs républicaines leur sont inculquées. « Des cours sur la morale et des règles de discipline leurs sont enseignés », a expliqué le capitaine Tabi Lucas, directeur de l'instruction au Centre national d'instruction des sapeurs-pompiers.

Au quartier Nlongkak, comme à Mimboman, où sont situés les centres d'instruction de sapeurs-pompiers, de jeunes enfants sont répartis dans les salles en fonction des niveaux et des âges. Les cours leur sont dispensés en général sur le secourisme. Dans la première salle, celle qu'occupent les sept à 9 ans, c'est avec une grande attention que ces tout petits écoutent les caporaux et les sergents qui leur dispensent les enseignements sur les fonctions vitales. Même scénario dans les classes des plus grands (10 à 13 ans et 14 à 16 ans), à la seule différence que les gestes militaires sont appliqués.

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