Congo-Brazzaville: Dette intérieure - Le délibéré des derniers audits attendu au mois d'octobre

D'après le ministre des Finances et du budget, Calixe Nganongo, qui s'exprimait, le 6 août, au cours de la séance des questions orales au gouvernement avec débat, la série d'audits amorcée depuis un moment par deux cabinets internationaux va bon train. La dernière phase s'achève au mois d'octobre, pour permettre au gouvernement d'établir un vrai fichier d'opérateurs économiques, avant d'élaborer le plan d'apurement.

Devant la représentation nationale, le ministre des Finances et du budget a souligné que cet audit qui se réalise en trois phases distinctes visait à identifier et constituer un vrai fichier d'opérateurs d'économiques. Calixte Nganongo n'a pas donné le montant global de cette dette, mais d'après l'Union nationale des opérateurs économiques du Congo (Unoc), qui s'était plaint auprès du président de l'Assemblée nationale, le 4 avril dernier, cette dette s'éléverait à près de trois mille milliards FCFA.

Dans ses réponses, le ministre des Finances a fait savoir que cet audit faisait partie des exigences du Fonds monétaire international (FMI). L'objectif étant de disposer d'un fichier global fiable de tous les opérateurs économiques du Congo, à qui l'Etat avait confié des services divers. Dès que ce fichier sera débarrassé de tous les opérateurs économiques supposés véreux, que l'Etat décrie toujours, le gouvernement évaluera un montant définitif des ayants droit, avant d'élaborer un calendrier d'apurement, pour ainsi boucler ce dossier.

« Nous avons dit au FMI que nous ne payerons la dette intérieure qu'après un audit qui nous permettra de savoir quels sont les vrais entrepreneurs. Déjà la première partie d'audit réalisée, qui concerne le volet physique sur les travaux réalisés sur le terrain, beaucoup ne se sont pas présentés. Et la fin, 50% d'entrepreneurs étaient des arnaqueurs », a indiqué Calixte Nganongo.

Le ministre des Finances a précisé que les travaux de cet audit en cours sont confiés à deux cabinets de réputation mondiale. Ils se réalisent en trois phases. Le premier palier, déjà à terme, a porté sur la dette cumulée au titre des années budgétaires 2014 et 2015. La deuxième phase, elle aussi déjà achevée, a concerné le stock résiduel de la période allant de 2003 à 2013. Il ne reste plus que les résultats de la dernière phase qui seront disponibles en octobre prochain, a-t-il conclu.

Grand débat autour de la reprise de la société Ecair

Convoqué, lui aussi, parmi les quatorze ministres, Fidèle Dimou s'est justifié sur la sempiternelle reprise de la société aérienne Equatorial Congo airlines(Ecair), en arrêt technique depuis 2016. Il a soutenu que la société aérienne pourra redécoller, sans préciser la date approximative. Ainsi, pour rassurer l'opinion, il a souligné qu'au plan administratif, un service minimum se fait actuellement pour préparer la reprise officielle de la société.

Toujours afin de convaincre les députés, qui étaient un peu perplexes, le ministre en charge de l'Aviation civile, de la Marine marchande a indiqué que le premier avion envoyé en maintenance en Afrique du Sud sera rapatrié au pays dans quelques jours. D'autres aéronefs, a renchéri Fidèle Dimou, sont aussi en maintenance en Ethiopie, mais nécessitent que des fonds soient débloqués pour achever l'opération, afin d'être rapatriés au pays le plus vite possible, et permettre à la société Ecair de reprendre son service dans les délais.

Interrogé sur le fonctionnement de la Congolaise des routes, la société qui gère les péages sur la route nationale numéro un, le Premier ministre, Clément Mouamba, a fait savoir que celle-ci est anonyme. Elle est co-gérée par l'Etat congolais, qui détient 15% des parts et préside le conseil d'administration ; une société française détient, elle aussi, 15% des parts, ainsi qu'une entreprise chinoise possèdant 70% des parts.

Il faut dire que d'autres questions majeures liées au chômage des jeunes; au manque d'eau et d'électricité; à la mise en œuvre de l'assurance maladie universelle; à la poursuite du projet Lisungi et à la connection d'Ewo au réseau d'Imboulou, ont également alimenté les débats.

Rappelons que cette séance des questions orales au gouvernement avec débat était la huitième de la quatorzième législature. Quatorze ministres, dont le Premier ministre, y étaient convoqués. Ils se sont apprêtés aux questions de vingt députés.

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