Burkina Faso: Stade général-Sangoulé-Lamizana - Honte à l'OGIS !

C'est avec une réelle amertume que le public sportif bobolais a appris la non-homologation du stade général Sangoulé-Lamizana de Bobo-Dioulasso pour les compétitions africaines.

Et du coup, le champion national, le Rahimo FC se voit obligé de parcourir 365 km pour son match des préliminaires de la Ligue des champions. Un déplacement qu'on aurait pu éviter si le stade omnisport bénéficiait du minimum d'égard de la part de l'Office de gestion des infrastructures sportives (OGIS).

Et voilà le Rahimo FC contraint de se rendre à Ouagadougou la capitale pour livrer le tout premier match de son histoire en compétition africaine, loin de sa base et de son public.

Bien que recevant à domicile le club nigérian d'Eyimba, les pensionnaires de Bama joueront certes au Burkina mais pas dans cet environnement qui leur a été favorable et déterminant pour la conquête du titre de champion national 2019.

A Bobo-Dioulasso, le Rahimo FC, comme on le sait, est depuis un certain temps l'attraction du public sportif. Ses récentes performances lui ont surtout permis de conquérir le cœur des supporters d'abord, par cette consécration au terme du championnat et ensuite par son enthousiasme dans le jeu.

Chose qui lui vaudra la sympathie des Bobolais toujours mobilisés pour suivre les sorties du Rahimo FC. Mais pour ces préliminaires de la ligue des champions qui se jouent ce week-end à Ouagadougou, les rouge et or de Bama seront orphelins de ce chaleureux public qui a toujours su donner de la voix pour pousser son équipe à la victoire.

Une délocalisation décidée par les instances dirigeantes du football africain sur la base du rapport du commissaire au match ASFB-Coton sport de Garoua joué le mardi 27 novembre 2018.

Dans ce rapport transmis en effet à la CAF, il est ressorti que les vestiaires du stade général- Sangoulé-Lamizana sont dépourvus de bancs et d'armoires ne permettant pas de meilleures conditions d'accueil des équipes avant le début des matchs. Ce rapport faisait aussi ressortir un défaut d'éclairage avec ces ampoules hors d'usage.

Et depuis 2018, le stade général-Sangoulé-Lamizana était dans le collimateur des instances dirigeantes du football africain.

Si en compétition nationale certaines insuffisances sont tolérées dans nos stades, ce n'est pas le cas en campagne africaine où les instances dirigeantes du football continental sont très regardantes sur la qualité des infrastructures.

Pour un stade qui a coûté la bagatelle de 8 milliards de francs CFA, il est inadmissible de constater que ce joyau qui fait toujours la fierté des Bobolais est déclassé par la CAF pour des raisons qui frisent, à la limite, le ridicule.

Et du coup, c'est la responsabilité de l'OGIS, cette structure qui a en charge la gestion des infrastructures sportives au Burkina, qui est engagée.

Faut-il alors penser que les moyens ont fait défaut à l'office pour installer des bancs dans les vestiaires, pour changer les ampoules ou encore pour déboucher les tuyaux dans les toilettes ?

Assurément non. Car au-delà des activités sportives, ce stade est souvent mis à contribution pour des évènements culturels (concerts), religieux et récréatifs. Ce qui forcément peut générer des recettes devant contribuer à son entretien. Dans tous les cas, les responsables sportifs sont interpellés.

Car, au-delà de ces facteurs qui ont conduit à cette disqualification par la CAF, le stade général-Sangoulé-Lamizana mérite une attention particulière des autorités sportives du Burkina.

En effet, après plus de 20 ans de mise en service, l'infrastructure a aujourd'hui besoin de travaux de rénovation pour lui permettre de retrouver son lustre d'antan. C'est aussi à ce prix que nous pouvons contribuer au développement du sport burkinabè.

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Plus de: L'Observateur Paalga

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