Cameroun: UDC - L'éthique en première ligne

Résolutions prises par le parti lors de sa dernière réunion du Bureau politique présidée par Adamou Ndam Njoya la semaine dernière à Yaoundé.

C'était une réunion exceptionnelle. Parce qu'élargie aux députés et maires du parti. Le Bureau politique et le Bureau exécutif national de l'Union démocratique du Cameroun ont eu une concertation mercredi 24 juillet dernier. La rencontre tenue au siège de l'UDC au lieu-dit Montée Ane rouge à Yaoundé, a été conduite par Adamou Ndam Njoya, président national de cette formation politique. Au sortir des travaux qui se sont déroulés à huis clos, une déclaration formulée par le parti contient quelques recommandations relatives à la vie du pays. La première est relative à la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ainsi que la situation socio-politique postélectorale dans le pays.

De prime abord, l'UDC condamne « toutes sortes de violence, de radicalisme et de violation de droits de l'homme et des libertés d'où qu'elles viennent ». En plus, le parti pense qu'il urge « d'organiser le dialogue républicain inclusif pour écouter toutes les parties prenantes, et dégager des voies de solution consensuelle ; d'adopter par tous, des mesures d'apaisement qui s'imposent pour la réussite d'un tel dialogue ; de retenir une fois pour toute que la résolution de la crise du NOSO relève de la nation entière et ne doit être seulement une affaire du gouvernement et des 'anglophones' ». S'agissant de l'exacerbation du tribalisme et du repli identitaire, le parti les condamne et rappelle que « l'heure n'est pas à l'exacerbation des forces partisanes et aux mobilisations régionales qui sont elles-mêmes les germes de la division d'une nation qui ne demande qu'à vivre en paix et à s'exprimer librement sur la marche du pays ». L'UDC a ainsi réaffirmé son engagement pour l'éthique et la morale en politique. La parti n'a pas manqué de réitérer sa position quant aux mutineries dans les prisons de Yaoundé et de Buea.

A ce titre, le Bureau politique et le Bureau national exécutif « demandent au gouvernement de dégager toutes les responsabilités, administrer les sanctions conséquentes et tirer toutes les leçons » en vue de « décongestionner nos prisons afin d'arrimer les effectifs de la population carcérale aux standards recommandés, d'humaniser davantage le traitement des prisonniers, et d'entreprendre la délocalisation de certaines prisons à l'instar de celle de Yaoundé installée en plein milieu d'un quartier populaire ».

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