Togo: Restriction des espaces de liberté - Régime échaudé craint ... manifs pacifiques

Coalition de partis politiques de l'opposition C14

Est-il désormais autorisé de manifester sur la voie publique au Togo ? Cette question , nombreux sont les observateurs avisés qui se la posent au lendemain de la nouvelle loi votée par l'Assemblée nationale, qui restreint drastiquement la liberté de manifestation publique au pays de Faure Gnassingbé.

En effet, la nouvelle loi en question interdit toute manif publique avant 11h et au-delà de 20h. Tout comme il n'est plus autorisé de manifester devant les services et institutions publics et ou aux alentours des résidences de personnalités. Pourquoi ?

C'est la question que plus d'un se pose. Officiellement, les autorités invoquent des raisons de sécurité, notamment le contexte régional marqué par des attaques terroristes. « Mieux vaut prévenir que guérir », pourrait-on dire.

Car les autorités togolaises donnent ainsi l'impression de vouloir faire dans la prévention quand on sait que dans la foulée, les députés ont voté une autre loi qui permet au gouvernement de renforcer son arsenal sécuritaire pour parer à toute éventualité.

Mais tout cela n'est pas anodin, car, comme on le sait, cette nouvelle loi restreignant les espaces de liberté au Togo, cache mal des desseins avoués.

Le dictateur togolais n'a qu'un seul souci : préserver son fauteuil

En effet, le régime ayant vacillé suite aux manifs publiques que le pays a connues depuis le 19 août 2017, veut se mettre à l'abri de toute surprise désagréable.

Chat échaudé craignant l'eau froide, Faure Gnassingbé a fait le choix de régenter les libertés et d'encadrer l'organisation et la gestion des manifestations dans son pays. Toute chose qui lui permettra de gouverner en rond sans grand bruit.

Et pour ce faire, il s'adosse à la lutte contre le terrorisme comme si tous les pays actuellement dans l'œil du cyclone des forces du mal, l'ont été suite à des manifs de rue.

Les incursions meurtrières de Boko Haram au Nigeria, au Tchad, au Niger et au Cameroun sont-elles les conséquences directes de manifs de rue dans ces pays sus-cités ?

La dernière explosion meurtrière au Caire a-t-elle eu lieu avant, pendant et après une manif quelconque de rue au pays des pharaons ?

Les attaques de Splendid Hôtel et Aziz Istanbul, à Ouagadougou, respectivement en 2016 et 2017, ont-elles eu lieu pendant l'insurrection populaire qui a importé Blaise Compaoré ou pendant les manifs de rue consécutives au coup d'Etat manqué du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ? Sacré Faure ! En réalité, le dictateur togolais n'a qu'un seul souci : préserver son fauteuil.

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