Afrique de l'Ouest: Lutte contre la radicalisation au Sahel - L'AJFB en fait son cheval de bataille

Il a regroupé au total 30 participantes à savoir 20 du Burkina Faso, 5 du Mali et 5 du Niger. D'après les propos de la responsable de l'association, Élodie Christelle Hien, le choix de ces pays s'explique par le fait qu'ils « rencontrent des problèmes communs », et il serait nécessaire qu'ils puissent agir ensemble ». Les participantes, durant ces trois jours, à travers plusieurs activités, ont reçu les outils « nécessaires » afin d'apporter leur pierre de contribution à la lutte contre la radicalisation au Sahel. Pour la responsable « là où il y' a une radicalisation, on ne peut pas parler de paix et lorsqu'on se sent discriminer et mis à l' écart on ne peut pas vivre en paix ».

« Pendant ces trois jours, nous avons eu des ateliers de formation et de brillants prestataires ont bien voulu nous donner quelques outils afin de nous permettre de préparer notre déclaration. Le premier jour, nous avons organisé une formation sur la participation des associations dans la vie politique, ensuite nous avons fait l'état des lieux actuel sur la radicalisation dans la sous région précisément au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Enfin, nous avons abordé le sujet sur le rôle de la femme dans la lutte contre la radicalisation et les travaux de groupes nous ont permis de faire sortir nos déclarations » a expliqué la présidente de l'AJBF.

Convaincues que l'engagement de tous les acteurs de la société et surtout de la femme est un facteur clé dans la lutte contre l'extrémisme violent et la radicalisation, les participantes ont énuméré des recommandations.

A l'endroit des partenaires techniques et financiers, il a été recommandé, entre autres, d'assurer une meilleure répartition des financements dans les zones délaissées, sources de radicalisation, et d'assurer un suivi rapproché des projets financés à l'endroit des femmes. Renforcer le parcours éducatif portant sur le civisme et la responsabilité sociale et, intégrer les femmes et les jeunes dans les instances de prise de décision, dialoguer avec les populations surtout celles étant dans les coins les plus reculés, organiser des foras régionaux visant à sensibiliser contre la radicalisation sont parmi tant d'autres les recommandations formulées.

La représentante de la ministre en charge de la femme, Rosalie Yao/Traoré, a quant à elle, « apprécié et salué à sa juste valeur » cette initiative de l'AJBF : « Je pense que le contexte sécuritaire au Burkina n'est un secret pour personne donc toute initiative en faveur de la sécurité, de la paix et de la lutte contre la radicalisation est la bien venue. En tant que femmes, nous avons un rôle important à jouer en matière d'éducation et de communication. Je pense d'ailleurs que nous sommes le socle de la société donc j'apprécie à sa juste valeur cette action posée en ce jour » a t-elle laissé entendre tout en promettant de transmettre « fidèlement » les recommandations sorties de ce forum à la ministre.

Les participantes ont apprécié la tenue dudit forum. Roukiatou Sedgo, une des participantes a affirmé que : « Durant ces trois jours elles ont appris des choses sur la radicalisation et la cohésion sociale. Nous avons appris comment nous devons mener des activités pour ensemble vivre avec différentes communautés. Nous avons aussi exploré des pistes de solutions ».

Par ailleurs, toutes les participantes ont reçu des attestations de fin de formation. Première du genre, Élodie Christelle Hien a souhaité que cet atelier soit « pérenniser » et que d'autres associations suivent le pas étant donné la « sensibilité » du sujet afin que des solutions puissent être trouvées.

Créée en janvier 2013, l'AJBF est une association à caractère sociale à but non lucratif qui a pour mission de promouvoir le leadership féminin et lutter contre la pauvreté dans les milieux féminins ainsi que toutes sortes de violences faites aux femmes au Burkina Faso.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Fasozine

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.