Congo-Brazzaville: Sanctions américaines contre le Venezuela - Une campagne « Plus de Trump » organisée au Congo

Le lancement de l'opération s'est déroulé au siège de l'Association congolaise d'amitié entre les peuples (Acap), à Brazzaville. Organisée par la représentation diplomatique vénézuélienne et plusieurs organisations de la société civile, cette action a donné lieu à la signature d'une pétition et d'une lettre de Caracas destinée au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

À l'occasion, l'ambassade du Venezuela au Congo, l'Acap, les étudiants d'Espagnol latino-américain de Brazzaville, les organisations sociales et groupes culturels ont rendu publique une déclaration dite de Brazzaville, intitulée : « Trump, enlève tes mains du Venezuela ».

Dans ce document, les participants ont rejeté « les nouvelles attaques perpétrées par le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique par des mesures coercitives qui portent atteinte au peuple pour son droit à l'autodétermination et à l'alimentation ». « Nous continuons à considérer le grotesque blocus imposé par les élites suprémacistes nord-américains comme une violation du droit international contre le peuple frère du Venezuela, et contre les Droits de l'Homme des peuples à la santé... », ont-ils souligné.

Tout en condamnant « le terrorisme économique » des autorités américaines « contre un peuple qui défend son indépendance, sa dignité et sa souveraineté, les signataires des deux documents ont affirmé que « les mesures coercitives unilatérales, qui avec euphémisme sont appelées sanctions montrent à quel point » l'actuel président américain « veut s'approprier du pétrole du Venezuela ».

Réagissant au blocus américain, l'ambassadeur du Venezuela, Anibal Jose Marquez Munoz, a dit que cette manière de faire n'est autre qu'« un acte de guerre » contre son pays. Pour ce faire, il a appelé le secrétaire général de l'ONU à agir le plus vite possible pour mettre un terme à cette situation. « Si les Nations unies ne travaillent plus dans le sens pour lequel l'organisation a été fondée, le monde va donc vers un scénario où la loi de la jungle va prévaloir sur les autres », a-t-il insisté.

Pour sa part, le président de l'Acap, Vital Balla, a dit que son association a élevé sa « voix (... ) pour que la paix sociale ait droit de cité à Caracas ». Il a assuré les autorités vénézuéliennes du « soutien indéfectible », des membres de son mouvement.

Rappelons que le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a suspendu, le 7 août, le dialogue qu'il avait engagé avec l'opposition en vue d'une sortie de crise, en réponse aux nouvelles sanctions économiques prises par Washington contre Caracas.

« Bien que la délégation de l'opposition désignée par le député Juan Guaido se trouve déjà à La Barbade pour la session de discussions prévue pour cette semaine, le président Nicolas Maduro a décidé de ne pas envoyer la délégation vénézuélienne à cette occasion, en raison de l'agression grave et brutale perpétrée de manière continuelle et retorse par l'administration Trump contre le Venezuela », pouvait-on lire dans un communiqué officiel.

La décision du président vénézuélien était intervenue au lendemain de l'annonce par la Maison-Blanche que le président Donald Trump avait ordonné un gel total des biens aux Etats-Unis du gouvernement vénézuélien de Nicolas Maduro, que Washington souhaite voir quitter le pouvoir.

Pour ce qui est des discussions entre le gouvernement et l'opposition, après une première rencontre à la mi-mai à Oslo, en Norvège, elles avaient repris à La Barbade le 8 juillet. Et les délégations devaient se retrouver sur l'île caribéenne pour de nouveaux pourparlers, toujours sous l'égide de la Norvège.

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