Cameroun: Exercice illégal de la médecine - L'ONMC réagit aux décisions du ministre de la Santé publique

Le Dr Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique vient d'initier une véritable croisade contre les structures médicales illégales. Cette initiative bien salutaire pose surtout de nombreux autres problèmes. Et c'est ce que relève le DR GUY SANDJON, le président de l'Ordre national des médecins du Cameroun.

Premier constat :

L'ONMC depuis plusieurs années attire l'attention de la Tutelle sur le fait qu'il y'a une côte d'alerte qui a été atteinte. En 2017, suivant les chiffres même du ministère, il y'avait au minimum 3400 structures illégales dans notre pays.

Deuxième constat :

C'est dans ces structures clandestines qu'on trouve toute la panoplie de la mal-pratique sur le plan médical (accidents etc... ).

Troisième constat :

Le nouveau Ministre de la Santé a entrepris une croisade contre les structures médicales illégales. Qui pourrait ne pas être d'accord avec cette croisade ? L'ONMC est tout à fait d'accord avec cette croisade contre les structures illégales. Toutefois, il y a deux petites remarques.

La première remarque concerne la forme. Beaucoup de collègues trouve à redire sur la manière de procéder à ce contrôle qui s'apparente à du théâtre.

La deuxième remarque concerne le fond. Nous avons suivi une chaîne de télévision qui nous parlait de deux documents à savoir le document de création et le document d'ouverture, qui sont des documents qui n'existent pas au terme de la Loi. L'exercice de la médecine au Cameroun est régi par la Loi N°90/36 du 10 Août 1990.Aucun arrêté ne peut être au-dessus de la Loi ni la contredire car la Loi est le sommet et la hiérarchie des normes juridiques est claire sur ce point.

En résumé, il n'y a pas de document création ni d'ouverture à demander aux médecins.

Ci-joint un résumé des textes qui régissent l'exercice de la médecine au Cameroun

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Camer.be

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.