Congo-Brazzaville: Economie digitale - La fintech, un levier de l'économie congolaise

La fondation Bantu Hub a animé, le 9 août à Brazzaville, une conférence débat sur les enjeux et perspectives de la technologie financière en République du Congo. Il ressort des échanges interactifs que la fintech constitue un vrai levier et maillon essentiel pour l'économie du pays.

Des dizaines de jeunes informaticiens et autres sachants des nouvelles technologies œuvrant dans la banque digitale ont pris part à cette conférence-débat, animée par deux experts de l'économie numérique. Développant le premier panel, Jules Ndenguet-Attiky, expert banquier, spécialiste dans la banque digitale, a défini la fintech comme étant l'ensemble des services bancaires mobiles utilisables par le biais des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Elle sous-entend aussi l'usage des nouvelles technologies dans les domaines des assurances. L'orateur a fait savoir qu'il existe plusieurs catégories de fintech, parmi lesquels le financement participatif et le robot conseil.

Jules Ndenguet-Attiky a affirmé que la fintech constitue un vrai levier capable de contribuer au développement économique, de renforcer le Produit intérieur brut national (PIB) et d'accroitre le taux de bancarisation au Congo, évalué encore à 8% seulement, loin de satisfaire les attentes des Congolais.

Dans les détails, il a souligné que d'après la direction générale des institutions financières, le Congo compte à ce jour à peine onze banques, qui ont un chiffre d'affaires de cent cinquante-six milliards francs CFA.

S'agissant des assurances de manière générale, a renchéri l'orateur, le Congo possède à présent six sociétés d'assurances, disposant d'un chiffre d'affaires global de cinquante-cinq milliards francs CFA. Elles contribuent au PIB à 2% seulement.

Les assurances-vie, quant à elles, ont un chiffre d'affaires de quatre milliards six-cents millions francs CFA, pour un taux de pénétration de 3% et contribuent au PIB à hauteur de 0,18%.

« Selon un rapport du ministère des Petites, moyennes entreprises et de l'artisanat, le secteur informel génère des milliards Fcfa. C'est ici que les fintech doivent agir afin de proposer des solutions efficaces permettant de bien faire les transactions financières. À ce jour, les fintech ont créé plus de trois millions d'emplois directs et indirects », a souligné Jules Ndenguet-Attiky.

Pour le président de la Fondation Bantu Hub, cet échange vient à point nommé car, de nos jours, les fintech ont le vent en poupe partout dans le monde.

« La fondation Bantu Hub fait la promotion des nouvelles technologies de manière générale, forme les jeunes dans ce domaine, les accompagne et les encourage dans leurs initiatives. Aujourd'hui, nous avons parlé des fintech après avoir constaté que ce domaine n'est pas encore bien connu au Congo », a souligné Vérone Mankou.

Emu d'avoir participé à cet échange particulier, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Economie numérique, Léon Juste Ibombo, a indiqué que le gouvernement s'attelle à améliorer l'écho système du secteur numérique afin de lui permettre de sortir de l'ornière et contribuer au développement économique.

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