Sénégal: Lutte contre les violences exercées sur le genre - Kaolack et Barcelone développent des activités de compensation

Dans le cadre d'une volonté commune de passer à l'insertion des femmes et des jeunes filles, victimes de violences dites machinistes, l'Association pour la promotion de la femme sénégalaise (Aprofes) en partenariat avec l'institut des inégalités de Barcelone en Espagne a poursuivi les 5, 6, 7 et 8 août derniers un séminaire de formation en techniques de transformation des produits locaux.

Au-delà d'une volonté mixte de renforcer la capacité des bénéficiaires, cette rencontre a surtout été initiée pour offrir à ces 30 survivantes de sévices corporelles ou autres formes de violence la latitude de pouvoir développer de nouvelles activités génératrices de revenus afin de pouvoir prendre en charge elles-mêmes leurs propres destinées. Autrement dit, intégrer une nouvelle vie, plus libre et sans violence. En effet, sélectionnées sur la base des saisines qu'elles ont effectué au sein de l'Aprofes, ces femmes et jeunes filles ont été invitées à cette formation pour disposer plus tard de moyens techniques leur permettant de s'ouvrir à l'entreprenariat afin de pouvoir se surpasser de la dépendance de leur conjoint.

Pour la coordonnatrice du point d'écoute des plaignantes au niveau de l'Aprofes Ndèye Deumb Diagne Mbengue, «cette formation va non seulement aider les femmes et jeunes filles victimes à une insertion morale et sociale, mais leur ouvrira aussi les portes d'une autonomisation pour le reste de leur vie ou à défaut une partie de leur vie». Quant à Marcel Monteil qui parlait au nom de la partie inverse «l'autonomisation des femmes est une étape très importante dans la lutte contre les inégalités sociales et les violences machinistes exercées sur le genre.

Pour lui, le renforcement de capacité de ces survivantes de violence n'est que le début du commencement de l'appui financier pour pousser les femmes et jeunes filles de disposer plus tard de meilleures conditions d'existence», a-t-il ainsi fait apprendre. Il faut toutefois souligner que durant cette formation, ces femmes ont appris à transformer les produits tels que le fruit du baobab (pain de singe), la mangue, la patate, le gingembre en boisson et autres jus qu'elles vont bientôt mettre sur le marché local.

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