Ile Maurice: Les demandes des opérateurs de bateaux de l'Est semblent avoir été satisfaites

Compte tenu de la période pré-électorale, le ministère du Tourisme va-t-il reculer par rapport aux règlements imposés aux plaisanciers de l'Est ? C'est en tout cas le sentiment de ces derniers quant aux réglementations sur les points d'embarquement des plaisanciers. D'autant que la polémique avait provoqué la grève de la faim de Jonathan Dardenne, un plaisancier de Trou-d'Eau-Douce, en février.

Le président de la Pleasure Craft Federation, Prem Beerbaul, a fait part à l'express que plusieurs changements auraient été apportés à leurs revendications depuis le début de l'année. Le ministère semble être revenu à de meilleurs sentiments sur les points d'embarquement dans l'Est, à Belle-Mare et Trou-d'Eau-Douce, entre autres.

Il nous revient que le ministre du Tourisme, Anil Gayan, a rencontré, il y a quelques jours, le président de la Pleasure Craft Federation. «Plusieurs points ont été abordés lors de cette rencontre. Ce que l'on retient, c'est que les nouveaux règlements ne s'appliqueraient pas aux anciens propriétaires de bateau. Ainsi, en cas de maladie ou de retraite, un plaisancier pourra donner sa licence à son héritier. Ceux qui opèrent à Belle-Mare et Palmar pourront se rendre à la Pointe Quatre-Cocos pour embarquer des passagers.»

«Pourquoi tout ce temps ?»

Selon le président de la fédération des plaisanciers, les nouvelles réglementations ne concernent que les nouveaux propriétaires. Ces derniers auraient eu gain de cause. «Nous sommes satisfaits avec la position du gouvernement, surtout que maintenant les petits business et les petits entrepreneurs peuvent travailler. Mais on se demande pourquoi cela a pris autant de temps pour qu'il accepte ces conditions. On a eu droit à une grève de la faim ou encore à une tentative de suicide à cause de ces changements.»

Pour mieux comprendre, l'express a vainement tenté de contacter le ministre Anil Gayan. Toutefois, la directrice de la Tourism Authority, Khoudijah Maudarbocus-Boodoo, a apporté des précisions. À l'express, elle a affirmé que des consultations élargies ont eu lieu pour trouver un consensus. Selon elle, rien n'est finalisé à ce stade, étant donné que les discussions sont toujours d'actualité.

Pour rappel, ce n'est pas la première fois que le gouvernement lâche du lest dans un contexte électoral. La dernière polémique remonte à octobre dernier. Après que la National Transport Authority a demandé des commentaires des associations de taxi, l'État a fait marche arrière. Cette démarche a été justifiée par le fait que l'allocation des permis de taxi se fait sur une base régionale.

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