Ile Maurice: Travaux routiers - Employés du transport et enseignants appréhendent la rentrée...

Fini les vacances. Les collégiens reprennent le chemin de leurs établissements respectifs ce lundi 12 août, pour entamer le dernier trimestre de l'année scolaire. Un troisième trimestre encore une fois placé sous le signe des travaux routiers, notamment ceux du Metro Express, entre Port-Louis et Curepipe en passant par Beau-Bassin, Rose-Hill ou Quatre-Bornes. Sans oublier les déviations liées à la construction des auto- ponts de Pont-Fer-Phoenix.

Des régions à forte densité de collèges. Ce qui laisse craindre, chez les professionnels du transport comme chez les enseignants du secondaire, des bouchons et des retards à divers niveaux. Quant au public voyageur, ainsi qu'aux automobilistes en général, il leur est conseillé de ronger leur frein...

Saleem Bacsou, vice-président de l'Union of Bus Industry Workers, rappelle que, d'ordinaire, la circulation routière est déjà loin d'être un long fleuve tranquille, avec son lot d'embouteillages quotidiens. Avec le retour des collégiens sur nos routes, après trois semaines de vacances, il montre sa préoccupation.

Il souligne ainsi le manque de coordination de la police aux heures de pointe. «Les travailleurs du secteur sont les derniers à savoir quelque chose lorsque la National Transport Authority (NTA) émet un quelconque communiqué», martèle-t-il. Le vice-président de l'union ajoute que le «running time» des autobus diminue et de ce fait, ils effectuent moins de trajets... Raison pour laquelle les autobus risquent de ne plus être à l'heure.

45 mn de plus quand il y a école

Les propos de Pravesh Lachman, chef de gare pour la route Flacq-Port-Louis, abondent dans le même sens. Ce dernier explique que les trajets sur cette route durent plus longtemps que d'habitude, soit 45 minutes de plus, lorsqu'il y a école. Le chef de gare fait ressortir que de Khoyratty jusqu'à Port-Louis, la circulation est dense. «Il faut revoir la circulation de Terre-Rouge à Port-Louis. Les autobus sont en retard. Idem pour les travailleurs qui choisissent ce mode de transport. Je vois plus d'embouteillages avec cette rentrée scolaire.»

Roshan Jeewooth, receveur d'autobus, qui fait le trajet Port-Louis-Flic-en-Flac depuis plus de 20 ans, explique que c'est surtout au niveau de Grand-Rivière-Nord-Ouest que ça bouchonne le plus. «Il y a beaucoup d'élèves qui attendent le bus à cet endroit. Par conséquent, la route reste bloquée pendant une bonne heure au moins, le matin. Aussi, ceux qui vont vers Beau-Bassin-Rose-Hill arrivent difficilement à garder leur calme devant les embouteillages causés par les travaux du Metro Express. Il faut attendre pour voir ce que ça donnera avec la rentrée», dit-il.

Partir plus tôt

Pour sa part, Soondress Sawmynaden, président de l'Association des recteurs des collèges d'État, ne veut pas se prononcer sur la question de sitôt. Il dit qu'il préfère attendre la rentrée, surtout les premiers jours, pour ensuite établir un constat de la situation. Par ailleurs, il souligne qu'avec les embouteillages qu'engendreraient presque inévitablement les travaux routiers, les bus scolaires devront prendre des dispositions pour quitter leurs points de départ plus tôt.

«Il faut s'y faire. Les parents doivent veiller à ce que les enfants sortent plus tôt le matin, afin qu'ils n'arrivent pas en retard au collège. Cela facilitera également la circulation routière.» Il explique qu'il faut savoir où exactement se trouvent les zones sujettes aux embouteillages. Ce qui permettrait aux autorités concernées de venir de l'avant avec des solutions concrètes.

Munsoo Kurrimbaccus, secrétaire de l'Union of Private Secondary Education Employees, abonde dans le même sens. «Il est tôt pour dire si la rentrée scolaire perturbera la circulation routière ou pas. Mais j'estime que le gouvernement doit prendre les mesures nécessaires pour rendre nos routes plus fluides», fait-il ressortir.

Sollicité pour un commentaire, Koshik Reesaul, Road Transport Commissioner de la NTA, est resté injoignable.

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