Cote d'Ivoire: TAC - Continuer de donner le bon exemple

Revoici le TAC ! Le Traité d'Amitié et de Coopération unissant depuis 2008 la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso est à nouveau sous les feux des projecteurs, à l'occasion de la tenue, les 30 et 31 juillet à Ouagadougou, de la huitième Conférence, sous la coprésidence des Présidents Roch Marc Christian Kaboré, du Burkina Faso, et Alassane Ouattara de la Côte d'Ivoire.

Pour l'occasion, le Président ivoirien et l'ensemble de son gouvernement ont fait le déplacement à Ouagadougou pour échanger avec leurs homologues burkinabè, sur les voies et moyens permettant de renforcer la coopération bilatérale.

Entre autres sujets majeurs qui seront abordés, figurent, si l'on s'en tient aux résultats des travaux des experts des deux pays réunis à Bobo-Dioulasso en mai dernier, le financement des infrastructures transfrontalières notamment de l'axe Yamoussoukro-Ouagadougou, les questions liées à l'orpaillage clandestin et à la lutte contre le terrorisme.

En bons amis, en bons voisins, les deux pays ont choisi depuis longtemps d'aborder tous les sujets d'intérêt commun, sans tabous. Il faut s'en réjouir.

Une fois encore, l'excellence de l'amitié ivoiroburkinabé sera célébrée, et de nouveaux accords de coopération seront signés, pour aller plus loin dans la concrétisation de la volonté commune des deux peuples d'aller toujours plus loin dans la réalisation de projets communs.

« Nous devons faire davantage et aller plus vite, et je suis certain qu'avec mon frère Kaboré, nous ferons en sorte qu'il y ait une matérialisation des engagements qui ont été pris par les deux gouvernements.

Le suivi sera également maintenu pour que les populations puissent bénéficier des progrès qui sont en cours dans les deux pays », soulignait le Président Ouattara lors du TAC 2016 à Ouagadougou, sous le regard approbatif de son homologue burkinabé. «

Notre engagement à œuvrer au renforcement des relations entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire est sans faille », renchérissait Roch Marc Christian Kaboré.

A Yamoussoukro, un an plus tard, 18 accords étaient signés dans des secteurs divers, venant s'ajouter aux près de 80 accords existants.

Une profusion d'accords qui témoigne de la vitalité d'une coopération embrassant désormais tous les champs de l'économie, du politique, du social et du culturel, en même temps qu'elle incite à un suivi rigoureux de l'application effective des décisions arrêtées.

C'est le rôle dévolu au Comité de suivi institué par le TAC, qui se doit de veiller à ce que les actes succèdent aux paroles.

Yamoussoukro et Ouagadougou, après avoir donné un bel exemple d'amitié et de bon voisinage, se doivent de montrer la voie s'agissant également de la bonne et pleine exécution des accords et traités destinés, in fine, à améliorer les conditions de vie des populations, dans un climat apaisé et dans un esprit de fraternité et de solidarité agissante.

Il est heureux, de ce point de vue, que deux initiatives fortes du TAC pour adresser des problématiques concrètes des jeunes et des femmes, aient connu un début de réalisation.

Il s'agit, notamment, du Fonds de l'amitié et de la coopération ivoiro-burkinabè pour l'Insertion des Jeunes (FACIBIJ), dont la dernière Conférence a salué l'effectivité du financement des projets de jeunes des deux pays à hauteur de 200 millions de Francs CFA, soit 100 millions par pays.

Il s'agit, aussi, du Fonds de l'amitié et de la coopération ivoiro-burkinabè pour la promotion de la femme (FACIBF), dont le processus de mise en place est engagé, avec la signature d'un Protocole d'accord portant définition des modalités pratiques de fonctionnement et d'exécution.

Ces deux mécanismes mériteraient sans doute d'être davantage outillés, matériellement et financièrement, pour répondre aux nombreux besoins de ces franges de la population des deux pays, qui espèrent beaucoup de ce partenariat ivoiro-burkinabè, sans précédent dans la région.

Intervenant dans un contexte de montée de l'insécurité en Afrique de l'Ouest, le huitième TAC offre, par ailleurs, une tribune appropriée pour mettre à nouveau en exergue la nécessaire coopération entre les pays de la région, pour enrayer le terrorisme et la criminalité transfrontalière, nouvelles menaces au développement économique.

Sur ce terrain aussi, où la coopération ivoiro-burkinabè est excellente et a permis d'engranger des succès, Yamoussoukro et Ouagadougou doivent continuer de montrer la voie.

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