Congo-Kinshasa: Division provinciale du Commerce Extérieur/Kongo Central - Mais pourquoi s'acharne-t-on contre madame le Chef de Division, Godelive Lau ?

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Un climat malsain s'observerait au sein de la Division provinciale du Commerce Extérieur sans que l'on découvre les tenants et les aboutissants de cette situation qui n'a que trop duré. Néanmoins, nos fins limiers ont mené une mini-enquête dans ce milieu de travail jusqu'à déceler les causes.

De l'observation faite, et au regard des éléments obtenus, c'est tout simplement un acharnement sans fondement aucun frisant la convoitise doublée d'une haine viscérale vis-à-vis de la personne du Chef de Division, madame Godelive Lau. Lequel acharnement est savamment entretenu par certaines personnes imbues d'un esprit de nuisance avec bien entendu la complicité de leurs mentors qui se recrutent dans le rang des politiciens Kongo en mal de gloriole ou de positionnement.

Ceux-ci, de par leur comportement mercantiliste et véreux, caractérisé par une cupidité sans merci, tenteraient de vouloir nuire à l'autorité provinciale pour assouvir leurs appétits gloutons. Mais de quoi s'agit-il au juste ? Selon des renseignements fouinés ci et là, une véritable manœuvre dilatoire se trame pour faire tomber madame le Chef de Division pour des fins inavouées. C'est tout simplement le « Otes-toi de là que je m'y mette ». Tenez. En 2007, un contrôle biométrique avait été initié à travers tout le pays afin de mettre un terme aux fictifs qui ont investi l'administration publique pendant plus d'une décennie et nourris aux mamelles du trésor public. Une forme d'assainissement de cet espace environnemental.

La province du Kongo Central ne pouvant pas dérober à cette règle, treize (13) cas de faussaires avaient été décelés au sein de la Division provinciale du Commerce Extérieur. Dans le lot figure un certain Luzolo lua Nzambi Mbadu, Matricule 459200 et ancien Chef de Bureau, selon la correspondance du Directeur-Chef des services généraux du Personnel et des Finances, madame Sakina Tumba Esther. Lettre parvenue à la Direction provinciale du Commerce Extérieur du Kongo Central en date du 05 avril 2016 attestant que ces agents et cadres étaient en conflit avec le règlement de l'administration publique. Il leur a été donc demandé de régulariser et de mettre à jour leurs dossiers administratifs du 29 mars au 1er avril 2016.

Toujours dans la même foulée, une autre correspondance émanant du Secrétaire général au Ministère du Commerce Extérieur et datée du 10 novembre 2018 sous la signature de madame Salebongo Basoy, revenait sur le même dossier, instruisant madame le Chef de Division provinciale du Commerce Extérieur à ne point utiliser la catégorie d'agents non reconnue par la Fonction publique conformément à la loi n° 16/013 du 15 juillet portant Statut des agents de carrière de services publics de l'Etat en son article 78 point 1, avec comme référence, la lettre n° 1729/CAB/MinEtat-COMMEXT/BIP/HM/2018 du 25 octobre 2018 du Ministre d'Etat et Ministre du Commerce Extérieur, et ce, pour le bon fonctionnement de cette division, avait martelé madame la Secrétaire générale.

Egalement, il y a lieu de signaler ce communiqué de service n° 028/MIN.COM/SG.COM/141/RL/2015 pour en être édifié. Ce n'est pas tout. Dans une autre correspondance signée par le Ministre du Commerce Extérieur, Jean Lucien Bussa en date du 29 octobre 2018 dont copie était réservée au Gouverneur de province du Kongo Central, une instruction formelle avait été donnée au Secrétaire général, de considérer comme rejetés, seize (16) agents œuvrant à la Division provinciale du Commerce Extérieur/Kongo Central, parce que non biométrisés du fait qu'ils soient porteurs des faux arrêtés de la Fonction publique. La même correspondance souligne que treize (13) d'entre eux dont Luzolo, considéré comme instigateur, ne cessaient de s'adresser à toutes les autorités de la République pour réclamer la régularisation de leur situation administrative. Et d'ajouter qu'aussi longtemps que leur problème n'a pas encore trouvé de solution au niveau du Ministère compétent et que certains parmi eux portent deux ou plusieurs numéros matricules non reconnus par la Fonction publique, le Ministre avait instruit le Secrétaire général d'interdire la Division provinciale d'utiliser cette catégorie d'agents, et à fortiori, prévenir les autorités politico-administratives et judiciaire du Kongo Central pour tout fait et acte quelconque susceptible de nuire au bon fonctionnement de cette Division. Voilà qui justifierait à ce jour l'interpellation du sieur Luzolo lua Nzambi Mbadu par la Justice dont l'affaire a été fixée à la Cour d'Appel de Matadi le 09 août 2019.

Une autre situation à la base des remous à la Division provinciale du Commerce Extérieur au Kongo Central est ce dossier épineux de monsieur Mavungu wa Mavungu, matricule 259235 avec grade de Chef de Bureau. Au regard des données en notre possession, celui-ci fut Chef de Bureau à la Division du Commerce Extérieur à Boma. Il sera ensuite affecté à Matadi. Curieusement, pour des raisons inavouées, il a préféré réserver une fin de non-recevoir à la demande de la hiérarchie.

C'est alors qu'en septembre 2018, une autre commission d'affectation n° 015/CAB/Min.Etat-COMEXT/TM/BP/2018 signée par Jean Lucien Bussa Tongba, Ministre d'Etat et Ministre du Commerce Extérieur, avait évoqué son affectation à Kinshasa où il devra être mis à la disposition du Directeur-Chef de Service de l'Inspection et Contrôle des Normes : Pool Métaux précieux. Une fois de plus, il aurait refusé d'obtempérer à ces ordres. Usant de ses relations avec les autorités politico-administratives de la province, il aurait négocié son maintien à Matadi d'une façon illégale.

Une correspondance avait été adressée par lui au Ministre provincial de la Fonction publique sollicitant son appui et dont copie était réservée au Ministre provincial des Finances, Economie, Commerce Extérieur, Petites et Moyennes entreprises et de l'Artisanat. Ce dernier à son tour, s'était appuyé sur la lettre de son collègue pour exiger au Chef de Division provinciale du Commerce Extérieur de faire appliquer la lettre du Gouverneur faisant état de la circulaire du Ministre de la Fonction publique du 06 avril 2006 ainsi que de la commission d'affectation n° 090/CAB.GOUV/0038/KC/2018 du 13 juin 2018, faute de quoi, cela dénoterait d'une insubordination.

Dans l'entretemps, le Secrétaire général, à travers sa correspondance n° 0044/MIN.COMEXT/SG/COMEXT/2019 du 28 juillet 2019, répondant à la lettre du Gouverneur de province adressée au Ministre provincial de la Fonction publique dont copie lui a été réservée, était clair et précis. Pour sa part, madame Eugénie Salebongo Basoy l'avait si bien précisé en indiquant que le sieur Mavungu wa Mavungu était dans l'obligation de rejoindre d'abord son poste d'attache selon la commission d'affectation du 18 septembre 2018. Et ce, conformément à l'Ordonnance n° 81-067 du 07 mai 1981 portant règlement d'administration relatif à la discipline en son article 12 stipulant que l'agent qui ne répond pas à son affectation dans le délai imparti et sans raison valable, est passible de révocation, quand bien même il aurait introduit un recours contre une telle décision, étant entendu que le recours n'est pas suspend de l'exécution des ordres reçus.

Un imbroglio s'est désormais installé à la Division provinciale du Commerce Extérieur. Il y a de quoi se poser la question de savoir à quel ordre faudrait-il obéir ? A celui du Gouverneur de province, des Ministres provinciaux, du Ministre d'Etat ou de la Secrétaire générale ? La question reste posée. A dire vrai, jusqu'à preuve du contraire, les Divisions provinciales dépendent encore du Gouvernement central aussi longtemps que la Fonction publique provinciale n'est pas encore mise en place.

A se demander alors quelle est la raison de cet acharnement observé autour du Chef de Division provinciale du Commerce Extérieur qui n'y est pour rien dans tout ce qui se passe !

De l'analyse faite, il ne doit exister aucune grogne et encore moins d'un climat malsain au sein de cette Division provinciale. A moins qu'on ait des ambitions démesurées, sinon, pourquoi chercher des poux sur la tête d'un chauve !

Tout porte à croire que l'heure est plutôt révolue où les gens faisaient recours au trafic d'influence. N'est-ce que pas la République appartient à tous ces fils et filles et qu'il ne doit point exister de privilégiés ? N'est-ce pas que tous devaient être traités de la même manière ? Toutefois, on ne trouve pas comment justifier ce que d'aucuns voudrait qualifier de climat malsain. Apparemment, c'est autre chose qui est recherchée, pareille à l'arbre qui cache la forêt.

Qu'à cela ne tienne, on peut beau mentir, mais on finit par être rattrapé un jour. N'est pas que la convoitise, la haine tout comme la jalousie sont à proscrire ? Nul n'ignore en effet, que madame Godelive Lau, Chef de Division provinciale du Commerce Extérieur/Kongo Central, a, depuis sa promotion en 2010, fait preuve de dynamisme et d'abnégation. Pareille à Jeanne d'Arc, cette femme de caractère fait la fierté des fils et filles Kongo. Elle possède un sens élevé de managérial et mérite d'être encouragée. Après près de 10 ans passés à la tête de cette Division provinciale, ce sexagénaire marque son passage d'une empreinte indélébile.

La Division qu'elle pilote est la seule qui a pu doter ses représentations des bureaux propres à travers toute la province notamment à Boma, Muanda, Tshela, Mbanza-Ngungu, Kisantu et bientôt à la frontière congolo-angolaise de Lufu dans le Territoire de Songololo. En outre, elle a obtenu auprès d'une institution financière des crédits pour l'achat des motos pour ses collaborateurs de Tshela afin de leur faciliter la mobilité. Tout ceci démontre son esprit d'entrepreneuriat qui lui attire autant des convoitises et de jalousie de la part de ses détracteurs.

Une visite-éclair des locaux abritant les services de la Division provinciale du Commerce Extérieur dans le bâtiment Dragage de Matadi vous donne un autre visage voire une nette idée sur la personne qui anime cette Division. Ceci au vu de sa beauté et de son aménagement de manière impeccable. Une façon de procurer un environnement de travail sain aux agents et cadres y œuvrant, contrairement aux autres locaux.

Nonobstant tout ce qui est développé, des interrogations ne cessent de fuser partout. Notamment celle de savoir pourquoi une dame accusée à tort ou à raison n'a jamais fait l'objet d'une quelconque interpellation voire d'une demande d'explication et/ou d'une lettre de blâme de la part de sa hiérarchie ? N'en déplaise à ses détracteurs, madame Godelive Lau demeure l'une des figures de proue qui compte dans la province du Kongo Central dont les mérites ne sont plus à démontrer. A moins que l'on soit animé d'un esprit de nuisance.

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