Madagascar: Risques de catastrophe - Les communautés scientifiques de plus en plus impliquées

Madagascar est fortement représenté au sein des organisations œuvrant contre les risques de catastrophe.

Un Groupe Consultatif Africain sur la Science et la Technologie (GCAST) est mis en palce par la Commission de l'Union africaine, pour renforcer le capital humain qualifié dans les domaines des risques de catastrophe et de résilience.

Les scientifiques se penchent de plus en plus sur les questions liées à la résilience et aux risques de catastrophes, pour favoriser la réduction de la pauvreté en Afrique. 18 représentants nationaux et des experts individuels sélectionnés se regrouperont au sein du GCAST mis en place en mai 2019, selon la Commission de l'Union africaine. D'après les explications, ce Groupe incluera des représentants des instituts techniques et des disciplines nécessaires à la réduction des risques de catastrophe, ainsi que l'équilibre géographique.

Dans ce Groupe consultatif, Madagascar est représenté par Holimalala Randriamanampisoa, Maître de Conférences au département Economie de l'Université d'Antananarivo et chercheure auprès du CERED (Centre d'Etudes et de Recherches Economiques pour le Développement), un centre de recherche qui se focalise sur le domaine de RRC/GRC, la résilience et le développement. « Elle travaillera en étroite collaboration avec les institutions travaillant dans les thèmes de Gestion de risque au niveau régional et national afin de promouvoir la recherche scientifique sur les schémas de risque de catastrophe en Afrique, leurs causes et leurs effets ; diffuser des informations sur les risques en utilisant au mieux les technologies ; fournir des orientations sur les méthodologies et les normes d'évaluation des risques, de modélisation des risques de catastrophe et d'utilisation des données », ont indiqué les représentants du GCAST.

Inclusif. Pour les jeunes de moins de 30 ans, un Conseil Consultatif de la Jeunesse Africaine sur la Réduction des Risques de Catastrophe (CCJA - RRC) ou Africa Youth Advisory Board on Disaster Risk Reduction (AfYAB - DRR) a également été créé. La population africaine étant jeune, avec 60% moins de 35%, ce conseil est mis en place dans le cadre de la mise en oeuvre du cadre de Sendai 2015-2030, un programme adopté par les chefs d'Etat, pour la réduction des risques de catastrophe en l'Afrique. « Ce nouveau conseil de l'Union africaine est composé de 15 jeunes experts en DRR, âgés de moins de 35 ans, dont 7 femmes et 8 hommes.

L'AfAYB-RRC a pour responsabilité particulière de faciliter un engagement significatif des jeunes dans la RRC en représentant et en associant activement les jeunes aux forums locaux, nationaux et internationaux », a affirmé la Commission de l'Union africaine. Les 10 membres de l'AfYAB-DRR sont sélectionnés pour être des « représentants régionaux »dont l'étendue des travaux couvre géographiquement les activités de RRC en Afrique de l'Est, de l'Ouest, du Sud, Centrale et du Nord. Pour l'Afrique australe, la représentante régionale est issue de Madagascar.

Il s'agit d'Aina Sylvania Andrianjakatina, sortante du DMGRC ou Département Multidisciplinaire en Gestion de Risque de Catastrophe et chercheure auprès du CERED. En tant que membre de l'AfAYAB-RRC, Aina Sylvania était invitée par l'Union africaine pour assister au « Regional Workshop on Data collection for the Development of Africabiennial Report - SADC Region » qui se tenait la semaine dernière à Johannesburg Afrique du Sud. « Les membres d'AfYAB DRR sont très motivés et déterminés à travailler avec et pour les jeunes pour la RRC (Réduction des risques et catastrophes) afin d'avoir un continent résilient face aux risques de catastrophe.

Mais, AfYAB RRC ne peut devenir un agent de changement que lorsqu'il est habilité, de sorte que toutes les parties prenantes, surtout au niveau national sont chaleureusement invitées à participer au succès de AfYAB RRC », ont soutenu les représentants de Madagascar au niveau de ces organisations internationales.

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