Burundi: Il y a 15 ans, le massacre de Gatumba

Il y a 15 ans, une attaque attribuée au mouvement de rébellion hutu des Forces nationales de libération (FNL) causait la mort de 150 personnes parmi les Tutsis congolais réfugiés dans le camp de Gatumba, au Burundi.

Au Burundi, il y a tout juste quinze ans, le 13 août 2004, des hommes armés investissaient le camp de Gatumba, à l'ouest du pays, près de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC). L'attaque avait fait 150 morts et 106 blessés parmi les réfugiés. Tous étaient des Banyamulenge, des Tutsis congolais originaires de la province du Sud-Kivu en RDC, qui avaient fui la guerre civile. Depuis, aucune condamnation n'a été prononcée, ce que regrette l'ONG Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié le jour anniversaire du massacre.

« Nous avons décidé de commémorer cette journée pour rappeler aux autorités burundaises et au monde que quinze ans après, justice n'a pas été faite, explique l'un des rédacteurs du rapport, le directeur pour l'Afrique centrale de HRW, Lewis Mudge, qui rappelle que cette attaque visait une ethnie particulière, les Banyamulenge, puisque les autres groupes ethniques présents dans le camp ont été épargnés. Il est inexcusable que 15 ans après une attaque aussi brutale, rien n'ait été fait. Nous continuons d'appeler les autorités à faire leur travail et d'assurer la justice pour les victimes et leurs familles. Ces Tutsis congolais devaient bénéficier d'une protection internationale puisqu'ils étaient réfugiés ».

15 ans plus tard, les victimes du massacre de Gatumba et leurs familles attendent toujours la justice pour l'attaque de 2004 qui avait fait plus de 150 morts Banyamulenge<:

Selon les recherches menées par HRW, cette attaque a été commise par le groupe des Forces nationales de libération (FNL), un mouvement de rébellion hutu. « Mais les autorités burundaises et les forces internationales présentes n'ont pas réagi à temps, ajoute Lewis Mudge. Cette attaque ne doit donc pas être seulement vue comme une horreur de la part des assaillants, issus du FNL, mais aussi d'un échec des autorités burundaises et des forces de maintien de la paix des Nations unies d'empêcher cette attaque ».

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