Sénégal: Me Moussa Sarr sur la libération de Khalifa Sall - «Sur le plan pénal, rien ne s'oppose à ce que le président de la république puisse...»

L'avocat, Me Moussa Sarr a estimé dimanche 11 aout dernier que la libération de l'ancien maire de Dakar, Khalifa Ababcar Sall pourrait contribuer à la consolidation de la stabilité du pays.

Invité de l'émission Objection de la radio Sud fm (privée), la robe noire qui fonde son argumentaire sur les «500 000 Sénégalais signataires de la pétition pour la libération de l'ex édile de la capitale révoqué par un décret présidentiel a indiqué que rien en droit ne s'oppose à une mesure de grâce en sa faveur en ce moment où toutes les procédures pénales sont épuisées.

Invité de l'émission Objection de la radio Sud fm (privée) le dimanche 11 aout dernier, l'avocat Me Moussa Sarr a salué la démarché des initiateurs de la pétition pour la libération de l'ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, condamné à cinq (5) ans de prison ferme dans l'affaire dite de la Caisse d'avance de la ville de Dakar.

Face à notre confrère Baye Omar Gueye, la robe est même allée plus loin en soulignant que la libération de l'ancien Secrétaire chargé de la vie politique du Parti socialiste sera «un acte positif de renforcement de notre démocratie et de notre cohésion sociale».

Pour conforter sa position, Me Sarr évoque le nombre significatif de Sénégalais qui ont signé la pétition pour la libération de l'ex député maire de la capitale. «500 000 Sénégalais ont signé la pétition, ce qui veut dire que c'est qu'un segment significatif des Sénégalais qui veulent la libération de Khalifa Sall.

Et dans un Etat de droit, la justice est rendue au nom du peuple», a déclaré l'avocat avant d'ajouter: «Dès lors qu'une décision est rendue et qu'une partie importante de la société demande une libération et que cette libération peut être source d'apaisement de tension politique, de tension sociale et source de concordance civique, de cohésion sociale, je pense que c'est positive».

Poursuivant son propos, Me Moussa Sarr qui intervenait quelques heures avant la publication de la liste des personnes graciées par le chef de l'Etat en l'occasion de la fête de Tabaski insiste à dire qu'«en ce moment, toutes les procédures sont épuisées, cela veut dire dans l'affaire Khalifa Sall, au niveau pénal, toutes les procédures internationales sont épuisées».

«En droit, rien ne s'oppose à une mesure de grâce, parce que pour qu'on puisse prendre une telle mesure qui est une prérogative exclusive du chef de l'Etat, il faudrait que toutes les procédures pénales soient épuisées et c'est le cas», conclut-il.

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