Cameroun: Perturbations électriques à Yaoundé - Les quartiers progressivement alimentés

A l'origine, l'incendie survenu le 7 août dernier au poste de source électrique du quartier Melen. Le gouvernement prescrit des mesures pour un retour à la normale.

Depuis la nuit du mercredi 07 août dernier, de nombreux quartiers de la ville de Yaoundé connaissent de grosses perturbations dans la fourniture de l'énergie électrique. En cause, un incendie survenu au poste de source électrique de BRGM, au lieudit montée du Parc à Melen. Six jours plus tard, on connaît mieux l'ampleur des dégâts: un déficit de 60 MW d'énergie électrique qui impacte de nombreux ménages et entreprises. Mais on ne saurait s'arrêter à ce constat. En effet, pour atténuer ce déficit, les autres postes de la ville de Yaoundé (Kodengui et Ngousso) sont mis à contribution.

Hier lundi 12 août en mi-journée, une bonne partie des actions visant à reprendre les clients impactés suite à l'incident qui avaient déjà été menées par ENEO, l'entreprise distributrice de l'énergie électrique au Cameroun. « Les équipes sont à pied d'oeuvre pour poser un équipement de protection à Oyomabang, afin d'alimenter le reste des clients n'ayant pas été repris depuis l'incident. Il s'agit notamment de Melen, Obili, Scalom (Biyem-Assi) », a indiqué une source au ministère de l'Eau et de l'Energie.

Mais elle a précisé qu'il existera un déficit résiduel de quelques Mégawatts, uniquement à la pointe du soir (19-22h), - période à laquelle certains quartiers sont dépourvus d'électricité. « D'autres actions ont également permis de reprendre l'alimentation de Polytechnique, carrefour EMIA », a ajouté notre source, jointe au téléphone. Le poste de source électrique BRGM, ravagé par les flammes, est un poste qui reçoit l'énergie haute-tension avant sa redirection vers des postes de distribution pour alimenter les abonnés d'une ville ou d'un secteur. Ce lundi 12 août, sur le site de l'incident, on peut apercevoir à travers la barrière de couleur blanchebleue, une partie du bâtiment partie en fumée. Toutefois, l'accès est interdit et aucune information ne filtre sur place. « Pas d'accès à la presse. L'ordre vient du haut », lance poliment mais fermement un vigile.

Dans un communiqué de presse signé le 10 août dernier, ENEO explique que suite à l'incident survenu au poste BRGM à Yaoundé, des efforts ont été engagés pour minimiser les désagréments. D'où le retour progressif de l'approvisionnement dans la ville. Aussi poursuit l'entreprise productrice, un plan de rotation de la fourniture mis en place va-t-il s'étendre diminuant progressivement jusqu'à la fin du mois d'août. Il faut dire qu'Eneo travaille en étroite collaboration avec la Société nationale de transport d'électricité (Sonatrel) étant donné que le poste endommagé est à 90% dédié au transport de l'électricité.

S'agissant de la reconstruction du poste ravagé par les flammes, les travaux devraient durer trois à six mois, peuton lire dans l'un des communiqués publié par Eneo. Par ailleurs, la reconfiguration du réseau permettra d'effectuer la rotation de la fourniture en attendant que le poste soit disponible. « Les experts Réseaux de ENEO sont à pied d'oeuvre pour la mise en oeuvre d'un plan d'action de remise en état du poste, àmoyen terme. Les entreprises capables ayant déjà été identifiées », soutient notre source. Mais pour ce qui est du calendrier de délestage, rien de fixe n'a été arrêté. «Il est dynamique et pourrait varier au jour le jour », confie notre source. D'autres actions dans le sens d'un retour rapide à la normale ont été prescrites par Gaston Eloundou Essomba, ministre de l'Eau et de l'Energie.

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