Gabon: 153 prisonniers libérés à Libreville

Tous sont sortis de prison mardi. Les durées des périodes des détention préventive ou des condamnations de ces prisonniers étaient arrivées à expiration.

Ils sont 153 détenus de la prison centrale de Libreville à recouvrer la liberté ce mardi 13 août. La raison: les durées des détentions préventives et de condamnations de ces derniers étaient arrivées à expiration. La justice gabonaise a ainsi ordonné ces libérations. Une manière aussi de désengorger les prisons, confrontées à une surpopulation.

"Ce que nous attendons de vous, c'est que vous puissiez tirer tous les enseignements de votre séjour en milieu carcéral. Que vous puissiez être des exemples pour ceux qui seraient tentés de se comporter de la même manière", lançait hier aux prisonniers François Mangari, chancelier au ministère de l'Intérieur, avant d'ajouter : "Qu'ils comprennent que la prison n'est pas un endroit où il faut séjourner".

4.000 prisonniers pour 250 places

Une leçon retenue par Igor M., qui a passé 20 mois en prison et se dit prêt à partir sur de nouvelles bases. "Je veux retrouver ma famille et continuer l'école. Parce qu'ici n'est pas un bon endroit". Et pour cause. Construite dans les années 50, la prison centrale de Libreville était prévue pour accueillir 300 prisonniers au maximum. Aujourd'hui, ce sont des milliers qui y séjournent. "Le problème demeure préoccupant. Parce que cette prison centrale de Libreville et l'ensemble du système carcéral gabonais ne répond pas aux normes et standards internationaux", assure Georges Mpaga, membre de la société civile.

Une commission mise en place

Il assure que la prison de Libreville contient plus de 4.000 prisonniers pour une capacité réelle de 250 détenus. "C'est une prison mortifère. C'est un camp de concentration qu'il faut fermer tout de suite"

Aucune femme ne figure dans la liste des 153 détenus de la prison centrale de Libreville libérés ce mardi. Le gouvernement indique que cette opération va se poursuivre à l'intérieur du pays. La semaine dernière, une commission a été mise en place sur demande d'Ali Bongo. Le président du Gabon répond ainsi à la demande faite par plusieurs ONG du pays et même du syndicat des avocats qui dénoncent le dépassement des durées de détentions préventives.

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