Burkina Faso: Raïssa Compaoré - L'activiste «super-optimiste»

Raïssa Compaoré est la benjamine d'une fratrie de six enfants. Son père, compréhensif, l'a poussée à faire ce qu'elle voulait, ce qui a suscité en elle l'élan de toujours croire en ce qu'elle entreprend.

Mue par cet élan, elle a géré un hôtel, été hôtesse, décoratrice de voiture pour les mariages, vendeuse de cartes de recharges téléphoniques, et bien d'autres petits jobs dès son jeune âge.

Aujourd'hui âgée de 35 ans, elle n'a rien perdu de son dynamisme. En effet, Raïssa Compaoré, après des études universitaires en gestion et administration des entreprises, est journaliste et artiste-musicienne depuis une dizaine d'années, mais aussi activiste de la société civile.

Elle dit avoir embrassé le journalisme par passion en 2003. Elle est ensuite devenue musicienne car, confie-t-elle, «j'ai un don pour la musique». Elle annonce pour bientôt, son nouvel album composé seule.

«Super-optimiste» avec comme défaut la «naïveté», c'est aussi une activiste de la société civile qui s'exprime sur les réseaux sociaux pour susciter la mobilisation populaire autour de problèmes de société. C'est ainsi qu'en mobilisant des amis, elle a pu offrir huit couveuses au ministère de la Santé.

C'est également grâce à cet activisme qu'elle a initié la «chaîne de lumière», cette marche qui s'est déroulée à Ouagadougou au lendemain de l'attaque terroriste du 15 janvier 2016 contre le café restaurant Cappuccino, puis en 2017 après l'attaque du 13 août contre le restaurant Aziz Istanbul.

Elle a aussi été une des organisatrices de la marche de soutien à Adja Divine, l'artiste musicienne lynchée par une foule le 23 mai 2017 à Ouagadougou, ainsi que des 72 heures de réveil de Kwame N'Krumah, l'avenue sur laquelle ont été perpétrées les attaques terroristes du 15 janvier 2016 et du 13 août 2017.

La parfaite réussite de toutes ces activités font dire à Raïssa Compaoré que «Le monde est fait pour les femmes».

Et l'explication en est: «C'est nous qui pouvons le rendre meilleur, c'est également nous qui pouvons le rendre pire. Dieu nous a donné un dos large pour supporter, et un cœur large pour accepter. Il nous a donné une autre qualité, celle de pouvoir inspirer.»

Mais il faut, selon elle, «que chaque femme sache qu'elle est très importante et qu'il suffit qu'elle se batte, qu'elle ait la foi, qu'elle ait confiance en elle-même ; elle va trouver le bon chemin».

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