Cameroun: Une attention spéciale pour les conditions de travail

« ... Les agents du service public, comme du secteur privé, ont à cet égard un rôle important à jouer. Je connais leurs difficultés. Je prendrai les mesures nécessaires à l'amélioration de leurs conditions de travail afin de leur permettre de mieux participer au progrès de notre pays... » Ainsi s'exprimait le président de la République dans le discours inaugural de son nouveau septennat, celui des Grandes opportunités, mardi dernier du haut de la tribune de l'Assemblée nationale. Paul Biya indiquait alors qu'il est plus que jamais temps d'ériger en cause nationale, l'objectif de l'émergence que doit atteindre notre pays à l'horizon 2035.

Or, comment y parvenir si les travailleurs, qu'ils soient du public ou du privé, et qui sont des maillons essentiels de l'atteinte de cet objectif, ne sont pas dans les conditions qui leur permettent véritablement de se sentir concernés par l'ambition affichée par le président de la République ? Comment y parvenir si ces travailleurs doivent ainsi accomplir les tâches qui leur sont dévolues dans une certaine désinvolture, au prétexte, justifié ou non, que leurs conditions de travail et de vie ne sont pas idéales ? C'est ce que le président Paul Biya a compris. On ne peut pas produire les richesses qui permettront à notre pays de devenir un Etat moderne si certains se sentent exclus. L'engagement du président de la République est d'autant plus à saluer qu'il n'entend pas impliquer uniquement le secteur public.

Paul Biya est en effet conscient de ce que c'est le privé qui produit les richesses et qu'il est important que ceux qui œuvrent à cela le fassent dans de meilleures conditions. Ceux-ci attendent d'avoir un climat des affaires plus sain. Entre autres conditions. Le secteur public qui vient en appui ne doit pas être en reste, lui dont les agents voudraient aussi se voir mieux traiter. L'engagement du président de la République à atteindre son objectif peut donc prendre diverses formes. Les conditions de travail impliquant un environnement assaini qui per met en effet au travailleur de s'épanouir et de jouir pleinement du fruit de ce qu'il produit.

Certains peuvent y voir une revalorisation de sa rémunération en vue de l'amélioration du pouvoir d'achat. D'autres y verront un changement de l'environnement dans lequel évolue le travailleur, qu'il soit du public ou du privé. Ici, l'accès aux services sociaux de base ne saurait être négligé. Dans ce cadre, la mise en place de programmes comme la couverture santé universelle, voulue par le président de la République serait un atout précieux.

Paul Biya en a fait l'une de ses priorités lorsqu'il a annoncé à ses compatriotes le 31 décembre 2017, lors de son message de fin d'année, avoir instruit le gouvernement de procéder à sa mise en place progressive. Il l'a réitéré mardi dernier à l'Assemblée nationale. Des pistes ne manquent pas. Comme le stipulent les prérogatives constitutionnelles qui sont les siennes, le président de la République définit la politique de la nation. A charge pour les autres acteurs de tout mettre en œuvre pour une application effective de celle-ci...

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