Congo-Kinshasa: Formation sur la norme « ISO 22.000 - 2018 » : Sécurité, contrôle des produits et hygiène alimentaire au centre de discussions

Il s'est tenue, du 5 au 13 août 2019, à Kinshasa, une formation d'échanges et recadrage axée sur la sensibilisation de la nouvelle norme de loi « ISO 22 000 : 2018 ».

Organisées par le Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA), ces assisses ont notamment, connues la présence du Ministère de l'Industrie, du Ministère du Commerce et des PME, des agents de l'Office Congolais de Contrôle, des opérateurs économiques, chercheurs, experts ainsi que l'Association des consommateurs du Congo.

Pilotée par Antoinette Kabamba Nsanga, consultant au COMESA, il était question, au cours de ces travaux, de faire savoir et conscientiser les participants sur les enjeux ainsi que l'adoption de la loi en vigueur du système de management lié à la sécurité des denrées alimentaires (SMSDA) en République Démocratique du Congo.

Le secteur alimentaire pose encore problème en RDC. Et, parmi les différents points traités lors des séances de formation, l'aspect sanitaire a constitué l'objet majeur des échanges et débats. Ceci, d'autant plus que les congolais, en général, et les kinois, en particulier, continuent d'être les victimes directes de la consommation des produits alimentaires mal conservés et non hygiéniques.

Renforcement des capacités

Afin de renforcer les capacités entre les pays membres du COMESA dans lequel fait partie la RDC, cet atelier d'une semaine avait pour but de réfléchir sur la mise en pratique de la nouvelle loi « ISO 22.000 : 2018 », venue remplacer celle de 2015, étant obsolète. Il était donc impérieux que toutes les personnes œuvrant dans le domaine vivrier s'y conforment. Selon les organisateurs, elle sera de stricte application. "Plus question d'autoriser l'importation et la consommation des aliments périmés dans ce pays. Il est grand temps que tous les produits soient identifiés et contrôlés par l'OCC, avant de les mettre sur le marché", a souligné Antoinette Kabamba.

La norme « ISO 22.000 : 2018 » reste, cependant, plus efficace que la précédente dans la mesure où toutes les stratégies efficientes sont mises en place pour doter les consommateurs des aliments répondant aux exigences sanitaires. A cet effet, il y a lieu de signaler que dans le cadre de la clôture de la formation, il y a eu exposition de quelques produits vivriers par les femmes entrepreneures, évoluant dans le secteur alimentaire, fabricantes des produits tels que l'huile de palme, la farine de riz, de l'eau, des biscuits,...

A en croire les propriétaires de ces différents produits, leur objectif est d'apporter de l'innovation dans l'entrepreneuriat surtout, en ce qui concerne l'hygiène alimentaire, de sorte que les congolais ne recourent plus aux aliments contenant du formol et de faire confiance aux fils et filles du pays.

Mesures prises

Pour ce qui est de décisions prises, l'OCC est déjà en train de travailler sur ce projet qui vise à réformer le système alimentaire de façon à ce que dorénavant, aucune entrée frauduleuse de produits vivriers ne soit permise. Par ailleurs, ce service de contrôle met en garde tous ceux qui ne vont pas se conformer avant la fin du moratoire leur accordé. Pour la réussite de cette démarche, les autorités compétentes du pays sont conviées à mettre la main sur la patte.

Cet atelier de formation basé sur la protection et l'hygiène alimentaire aura édifié un bon nombre de participants qui, à leur tour, vont devoir transmettre la connaissance acquise à ceux qui ignorent l'importance de cette nouvelle loi, qui favorise le libre-échange dans la région.

Il sied de rappeler que ces travaux ont connu leur genèse à l'Est du pays, avant de s'étendre vers la Capitale, Kinshasa, qui a constitué la troisième étape.

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