Cote d'Ivoire: Traitement et stockage de la noix de cajou - 108 entrepôts agréés seront construits par une entreprise chinoise

Une convention a été signée, le vendredi 16 août, entre l'Autorité de régulation du système de récépissés d'entreposage (Arre) et la société Tbea pour booster la transformation de l'anacarde sur place.

Le Système de récépissés d'entreposage (Sre) rentre progressivement dans sa phase opérationnelle avec la signature d'un contrat commercial, hier, au 18e étage du Postel 2001, au Plateau, entre l'Autorité de régulation du système de récépissés d'entreposage (Arre) et le groupe chinois Tbea. Elle porte sur la construction de 108 entrepôts modernes de traitement et de stockage de noix brute de cajou dans les sept zones de production du pays. Le coût global du projet est évalué à 157 milliards de francs Cfa à réaliser sur trois ans.

A cette occasion, le représentant du ministre du Commerce, de l'Industrie et de la promotion des Pme, Touré Baba, s'est réjoui de « l'aboutissement heureux de cette initiative de l'Arre ». Et l'émissaire du ministre Souleymane Diarrassouba de donner l'importance d'un tel partenariat. « La signature de ce protocole est un acte fort qui marque une nouvelle ère dans la commercialisation de nos produits agricoles en Côte d'Ivoire ». Aussi, convient-il de souligner que cette convention est l'aboutissement des négociations qui ont débuté par la signature d'un Accord-cadre entre les deux structures, le 27 juin dernier, à Changsha en Chine, lors de la première exposition économique et commerciale sino-africaine.

Quant à Justin N'Goran Koffi, directeur général de l'Arre, il s'est dit heureux d'avoir scellé ce partenariat stratégique avec cette entreprise chinoise. Car, dira-t-il, la mise en place de ces entrepôts est « un moyen de garantir aux unités de transformation agricole un approvisionnement en matière première tout au long de l'année, en assurant une bonne conservation de ces matières premières grâce à un stockage approprié dans les entrepôts agréés ». Il a par la suite précisé que « le financement découlera d'un emprunt auprès d'une banque chinoise. Et le remboursement se fera sur quinze ans par les prélèvements qui se feront sur le stockage des produits». Et au Dg de l'Arre de rassurer que « le paysan ne paiera rien, c'est l'acheteur final qui supporte ces frais d'entreposage ».

Zhong Yanmin, président directeur général de Tbea, lui, a dit que « ce projet est la meilleure incarnation de l'approfondissement de la coopération pragmatique entre les deux pays ». Avant de donner toutes les assurances pour la mise en œuvre de cet important projet. « Nous nous sentons face à une grande responsabilité et une mission glorieuse. Tbea mettra pleinement son savoir-faire, les technologies, les équipements avancés et les avantages en gestion dans le domaine des infrastructures(... ) Nous garantissons la sécurité et la qualité et réaliserons le projet dans les délais prévus ».

Outre la noix brute de cajou, le directeur général de l'Arre a saisi l'occasion pour inviter les opérateurs économiques chinois à s'investir également dans la construction d'entrepôts aux normes dans les zones de productions du cacao et du café ainsi que le palmier à l'huile et l'hévéa. Sans ignorer les produits vivriers et produits frais qui nécessitent des entrepôts réfrigérés. Le tout, dans le cadre du Système de récépissés d'entreposage qui contribuera à atteindre l'objectif visé par le gouvernement ivoirien. Celui de réaliser, à l'horizon 2020, un taux de transformation de 50% de la production nationale de cacao et de noix de cajou.

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