Congo-Kinshasa: Un « conseilleur » trop zélé et arrogant à la Présidence de la République

Autour du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, il y a un cabinet qui l'aide à accomplir ses hautes fonctions de chef de l'Etat. Ils sont venus de toutes parts, chacun avec son cursus dans le but d'accompagner le président de la République à réaliser son rêve d'un Congo plus beau qu'avant. Ils ont été embarqués dans le même navire, sans jamais adhérer à la vision du chef de l'Etat.

Dans l'opinion publique, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo incarne le changement. A ce titre, on s'attend à ce que son cabinet s'inscrive dans le même élan. Que nenni ! Les Congolais ont une mauvaise habitude, celle de persévérer dans l'erreur, généralement par arrogance. Les Congolais, c'est aussi le mépris envers l'autre, dès l'instant où il a accédé à un poste de responsabilité. L'arrogance et le mépris sont des antivaleurs qui ont rythmé la vie durant les années Kabila.

Avec Félix-Antoine Tshisekedi, tous ont cru tourner la page et rouvrir une autre, plus radieuse et prometteuse. On s'est trompé !

Des nostalgiques à la Présidence

A la présidence de la République, on n'a pas pris la mesure de la dynamique de changement né de l'alternance démocratique du 24 avril 1990. Certains « conseilleurs » du chef de l'Etat, nostalgiques, n'ont jamais réalisé qu'un vent du changement souffle depuis lors en RDC. Ils sont encore dans les illusions d'un pouvoir autocratique qu'ils peuvent exercer loin des regards du peuple. Ils sont allergiques aux critiques et n'hésitent pas à réprimander tous ceux qui, à l'instar de la presse, tentent de les remettre sur le droit de chemin.

Sinon, comment comprendre qu'un ambassadeur itinérant du chef de l'Etat chargé de suivi du plan quinquennal empiète sur les attributions d'autres services de la Présidence pour régler des comptes au journal Le Potentiel, pour le seul péché de l'avoir contredit sur des faits du reste avérés.

Qui a les compétences d'engager la Présidence de la République devant la presse ? Quand il faut rendre compte de l'avancement du programme d'urgence du chef de l'Etat, n'y a-t-il pas quelqu'un de plus équilibré autour du président de la République pour faire l'économie des travaux réalisés ou en cours ? Nous exigeons des explications.

Quand le désordre s'installe à la Présidence, on ne peut que sonner l'hallali, avant que l'obscurité ne gagne du terrain.

Un diplomate sans retenue

Un ambassadeur itinérant du chef de l'Etat, c'est par essence un diplomate qui doit faire preuve de retenue, faisant preuve d'un langage châtié pour défendre non seulement le pays mais aussi véhiculer une image positive du chef de l'Etat, son employeur. Un diplomate, c'est aussi un homme de paix. Ce n'est pas un homme arrogant qui croit tout connaitre. Ne dit-on pas que « l'humilité précède la gloire ». C'est le crédo même d'un diplomate qui a la maîtrise des fonctions qu'il occupe.

En lieu et place, c'est une nouvelle race de diplomates qui couve à la Présidence de la République. C'est une génération de « diplomate génétiquement modifié ». Sortis de nulle part, ils sont exceptionnels. Ils vous considèrent « insignifiants, incompétents et paresseux », quand vous osez relever des incohérences dans leurs idées. Ils sont dictés par une seule logique : dominer. Ils vous obligent à vous taire en les laissant jouir allégrement de leurs privilégies des fonctions. Bref, c'est une République d'intouchables qui se met en place à la Présidence.

Autour du chef de l'Etat, il y a bien plus de zélés que des gens consacrés à leur travail. Au bout de compte, c'est la République qui va en pâtir.

Au Potentiel, on n'a nullement l'intention de jeter l'opprobre sur le cabinet du chef de l'Etat. Il y a des gens qui le méritent parce qu'ils savent ce que la République attend d'eux. Il y a malheureusement d'autres - ayant été attirés par la loi du grand nombre - qui pensent dompter, on ne sait par quelle magie, tous ceux qui n'adhérent pas à leurs hérésies.

Nous n'avons nullement l'intention de nous étendre sur les élucubrations d'un conseilleur zélé et arrogant qui peine à se mettre dans la peau d'un diplomate. Nous ne nous lasserons pas non plus de répondre au « coup par coup », chaque fois que quelqu'un, bénéficiant de la position que lui confrère le pouvoir, s'aventurerait à marginaliser - soit 37 ans durant - le parcours par Le Potentiel.

Pour que la RDC ait droit, en janvier 2019, à la première alternance démocratique et pacifique de son histoire, Le Potentiel y a laissé ses plumes. Il reste, à ce titre, un journal avant-gardiste, le gardien du temple.

Dans le combat contre les antivaleurs, Le Potentiel parlera. C'est un engagement qui ne s'éteindra jamais !

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