Afrique Australe: SADC - Andry Rajoelina fait son come-back

Il s'agit de la première participation d'Andry Rajoelina en tant que président élu du peuple.

Le chef de l'Etat interpelle la Communauté de Développement de l'Afrique australe et réclame des actions et des résultats concrets.

Le président Andry Rajoelina a effectué une visite éclaire à Dar Es Salaam durant le week-end. Avec une délégation restreinte, le locataire d'Iavoloha a quitté la Grande île pour être présent à la cérémonie d'ouverture du 39e Sommet ordinaire des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la Communauté de Développement de l'Afrique australe (SADC).

Il était déjà de retour au pays hier en fin d'après-midi. Six ans, ou enfin presque, après avoir été exclu de la liste des candidats à l'élection présidentielle de 2013, à cause du « ni... ni » initié par la SADC, Andry Rajoelina fait donc son come-back au sein de cette organisation. Un retour gagnant puisque cette fois-ci, ses homologues africains lui ont réservé un accueil chaleureux.

Bon nombre d'observateurs au niveau du Continent voit sa participation à ce 39e Sommet de la SADC comme une revanche du peuple malgache qui, dix ans après les évènements de 2009, a choisi Andry Rajoelina à la tête du pays, et ce, après le « ni... ni » de 2013.

D'ailleurs, dans son discours, l'homme fort du pays n'a pas manqué de remercier la SADC pour avoir été présente aux côtés du peuple malgache durant les dernières crises. Il a cependant tenu à souligner l'existence d'incompréhensions durant l'époque de la médiation internationale.

Mais malgré ces évènements, le peuple malgache a choisi de tourner la page de son histoire. « Les dernières élections qui se sont déroulées au pays, ont montré et démontré la maturité démocratique de la population et des institutions malgaches ».

« Standing ovation ». En effet, après sa victoire lors de la Présidentielle de 2018, le numéro Un malgache est considéré comme un vrai leader en Afrique. Le discours qu'il a prononcé samedi dernier devant ses pairs africains lui a même valu un « standing ovation ». « Le développement de l'Afrique doit être rapide, cohérent mais surtout durable », a déclaré Andry TGV qui souhaite imprégner son sens du leadership au sein de la SADC.

D'ailleurs, il a profité de cette occasion pour lancer un appel à la solidarité des pays membres de la SADC en particulier, et du peuple africain en général. Et ce, pour parvenir « au bloc de l'Afrique émergente », selon ses dires. Le président de la République encourage les leaders africains à procéder à des réformes structurelles et institutionnelles, afin de transformer les économies africaines et améliorer leur compétitivité.

Pour ce qui est de Madagascar, l'Etat entend promouvoir les échanges intra-régionaux et intra-continentaux. « La modernisation et l'industrialisation du pays constitue une priorité », a soutenu Andry Rajoelina. Il a aussi tendu la main à la SADC qui devrait accompagner Madagascar dans ces réformes en tant que partenaire stratégique à notre croissance.

Il a aussi interpellé la SADC pour que les secteurs privés malgaches puissent réellement profiter de la plateforme d'échanges au sein de cette organisation.

« Nous avons de grandes attentes envers la SADC. Qu'elle ne soit pas une institution de plus où l'on adhère et l'on se réunit. Mais qu'elle soit une réelle valeur ajoutée aux économies des pays membres. Que cet organisme auquel on tient, sur lequel on compte, agisse concrètement pour la croissance économique individuelle à chaque Nation... Qu'il soit réellement un instrument efficace et efficient pour faire émerger l'Afrique », a-t-il déclaré.

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