Sénégal: Guy Marius Sagna - «Je n'étais pas en isolement, mais c'etait tout comme»

A peine remis en liberté provisoire, le vendredi 16 août dernier, l'activiste Guy Marius Sagna, revient sur les conditions «difficiles» de son incarcération, même s'il maintient le clair-obscur sur la lettre qui lui avait été attribuée.

Invité à l'émission Objection de la radio privée Sud Fm, du dimanche 18 août, le membre actif du mouvement «Frapp/France dégage !» estime que toutes les conditions étaient réunies pour croire qu'il était en isolement en prison, même si théoriquement il ne l'était pas. Il dit être sorti de prison «renforcé» dans ses convictions sur la nécessité de souveraineté.

La prison ne semble pas l'avoir abimé ou l'avoir obligé à mettre de l'eau dans son vin ou bissap. Au contraire, il dit être «renforcé après ce qu'il a vécu durant 30 jours en prison». Lui, c'est l'activiste sénégalais Guy Marius Sagna, élargi de prison le 16 août dernier, après 30 jours passés à Rebeuss, à savoir depuis le 16 juillet dernier.

Sur les ondes de la radio privée Sud Fm, lors de l'émission politique Objection du dimanche 18 août, le membre actif du mouvement «Frapp/France dégage», arrêté pour «fausse alerte au terrorisme», n'a pas mis de temps pour parler des conditions de son incarcération.

Même s'il dit «ignorer pour l'instant» la lettre qui lui avait été attribuée, notamment celle qui dénonçait la maltraitante des détenus dans la prison de Rebeuss, il avoue que les conditions de sa détention étaient «difficiles». Il dira au journaliste Baye Oumar Gueye qu'il n'était pas en isolement, «mais c'était tout comme».

S'expliquant, l'activiste indique que «les conditions étaient faites de tel sorte que je ne puisse pas parler aux autres, ni les entendre». Ce qui fait, selon lui, qu'il n'a fait que «croiser» Khalifa Sall, tout comme le journaliste Adama Gaye.

Quid de la maltraitante dont il était question dans la lettre ? Sur ce point, Guy Marius Sagna refuse de s'épancher sur la question, pour le moment.

Sur les raisons du maintien du clair-obscur sur la lettre qui avait fait couler beaucoup d'encre et de salive, il justifiera que l'Etat du Sénégal a décidé d'ouvrir une enquête sur ladite correspondance.

Mieux, il dira que le contenu de la lettre fait partie des éléments de son dossier. Pour autant, il prétend être «maltraité».

A son avis, le simple fait de l'avoir interpellé pour le post qu'il a fait sur les dirigeants africains qui continuent de se faire soigner et à mourir dans les hôpitaux français est une forme de «maltraitance».

Poursuivant, il considère aussi comme mauvais traitement le fait de le mettre en prison pour ensuite «aller chercher des motifs à me coller». Autant de choses qui lui feront dire que «ce qui se passe dans les prisons est inadmissible».

Gardant toujours son verbe, Guy Marius Sagna qui se dit sortir «renforcer» de ses 30 jours de détention, s'en est pris à la nouvelle monnaie ECO en gestation dans le continent.

Il croit dur comme fer que le processus de sa mise en œuvre est «antidémocratique». A son avis, il n'y a pas eu de débat national sur ladite monnaie dans les pays qui doivent la partager, encore moins de consultation pour évaluer du FCFA.

Il trouve ainsi anormal que les populations ne soient pas impliquées dans le processus de la mise en œuvre de la monnaie ECO, tout en estimant que «tout ce qui est fait pour moi, sans moi, est contre mon intérêt».

Cela, tout en prônant la «souveraineté démocratique» au-delà de celle «économique» toujours réclamée. Poursuivant sa diatribe contre la monnaie ECO, il estime que «l'ECO est une sorte de copie du FCFA», non sans alerter sur les risques d'écrasement de certains pays, à l'image de ce qui se passe avec l'Euro.

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