Burkina Faso: 270 776 personnes déplacées internes enregistrées à la date du 16 août

C'est sous le thème « femmes humanitaires » qu'est célébrée cette journée mondiale de l'aide humanitaire. Selon la ministre, Laurence Marie Ilboudo, ce thème rappelle « la place importante qu'occupe la femme dans l'action humanitaire.

L'un des grands défis du moment en Afrique et dans le monde est relatif aux déplacements forcés des populations du fait des conflits, de l'insécurité, des catastrophes naturelles et des crises socio-politiques».

C'est dans ce contexte que l'Union Africaine a consacré l'année 2019 comme « l'année des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées internes : pour des solutions durables au déplacement forcé en Afrique ».

D'après la ministre, cette situation est aussi préoccupante pour le Burkina Faso qui depuis 2016 enregistre des personnes déplacées internes du fait de l'insécurité.

En fin décembre 2018, l'on dénombrait 47 826 personnes déplacées internes reparties principalement dans les régions du Sahel, du Nord et du Centre-nord.

« Le nombre des personnes déplacées internes s'est accru de 87 000 en janvier à 270 776 à la date du 16 août 2019; toutes les 13 régions accueillent désormais des personnes déplacées internes. Les régions du Sahel et du Centre-nord cumulent à elles seules, 88,21 % des personnes déplacées internes.

Les femmes et les enfants représentent 85 % des personnes déplacées internes. 17 715 retournés et demandeurs d'asile ont été enregistrés dont 11 971 venus du Mali suite au conflit Dogons\ peuls et 5744 expulsés de la forêt classée de Laleraba en Côte d'Ivoire. La présence des réfugiés maliens sont estimés à 25 000 sur le territoire dont 93% dépendent entièrement de l'aide humanitaire.

L'augmentation des déplacements de population aggrave encore les vulnérabilités existantes en cette période de soudure qui touche 688 000 personnes soit 3,5 % de la population affectée par l'insécurité alimentaire sévère selon l'analyse du cadre harmonisé de mars 2019 » a fait savoir la cheffe du département de l'Action humanitaire.

« Grace aux interventions du gouvernement en collaboration avec les acteurs humanitaires », 225 882 personnes ont reçu une assistance alimentaire, 35 000 ont bénéficié de tentes familiales et 2000 personnes ont obtenu des extraits de naissance.

Aussi, 5000 personnes ont reçu des cartes d'identité burkinabè, 12 372 enfants ont bénéficié d'une éducation formelle et informelle et 521 221 personnes ont accès aux soins médicaux et services de santé.

Au cours du premier trimestre 2019, a eu lieu le lancement d'un plan d'urgence au Burkina Faso d'après la ministre. Sa mise en œuvre se fera en lien étroite avec les stratégies régionales et celles développées dans le cadre du G5 sahel.

Ce plan a pour objectifs, entre autres, selon les explications de la ministre, d'assurer une réponse humanitaire « adéquate » aux personnes en situation de déplacement liés, de renforcer l'assistance alimentaire, agro- sylvo - pastorale et la protection des moyens d'existence des populations affectées par les crises alimentaires.

En outre, le budget du plan révisé est estimé à 187 millions de dollars soit plus de plus de 110 milliards de F CFA. Cette somme sera affectée à la sécurité alimentaire, à la nutrition, à l'assistance aux réfugiés, à la préparation aux urgences et à la gestion des conséquences de l'insécurité.

L'État burkinabè a pu mobiliser avec ses partenaires la somme de 55 millions de dollars soit plus de 32 milliards de FCFA sur le budget total.

Au regard de « l'intérêt que revêt ce plan d'urgence » pour le Burkina Faso en ces moments, Laurence Marie Ilboudo a lancé un appel « pressant » à la solidarité nationale et internationale pour sa mise en œuvre.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Burkina Faso

Plus de: Fasozine

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.