Burkina Faso: Secrétaires du Burkina - Les dossiers seront en souffrance pendant 96 heures

Le Syndicat national des secrétaires du Burkina (SYNASEB) était face aux hommes de médias à Ouagadougou le 19 août 2019. Au centre des préoccupations : traiter « du mépris » dont les secrétaires sont victimes et envisager des actions pour y mettre fin. Ils ont ainsi annoncé une grève allant du 3 au 6 septembre 2019.

« Un secrétaire est l'œil et l'oreille de l'administration », selon le secrétaire général du Syndicat national des secrétaires du Burkina (SYNASEB), Bourama Ouattara. Le secrétaire joue un rôle tout aussi important que celui de son supérieur.

Mais il arrive de plus en plus que les secrétaires soient méprisés et considérés comme de simples exécutants, a-t-il expliqué. C'est du reste ce problème qui a fait l'objet de la conférence de cette structure.

« Nous sommes victimes d'un traitement méprisant de la part du ministre de la Fonction publique, le professeur Séni Ouédraogo », a relevé Bourama Ouattara.

Ce mépris s'explique selon lui par leur mise en marge quant aux questions portant sur la construction des carrières et le processus d'élaboration du Répertoire interministériel des métiers de l'Etat (RIME).

Les assistants des patrons disent que le mépris se traduit également par l'attitude divisionniste du premier responsable du département, qui consiste à réquisitionner d'autres secrétaires au lieu de répondre favorablement aux doléances des secrétaires titulaires.

Relativement à la carrière des secrétaires, l'orateur du jour a indiqué que les postes de la catégorie A, qui les concernent, sont en voie d'extinction sans aucune explication encore moins une proposition pour en définir l'avenir.

En vue de trouver une issue favorable à cette crise, les conférenciers prévoient d'observer un arrêt de travail de 96 heures sur toute l'étendue du territoire national à compter du mardi 3 septembre 2019.

Une action qui sonne comme une mise en garde, car la lutte pourrait se durcir quitte à ce qu'ils mettent sur la place publique des informations même si d'aucuns estiment que ces gérants de dossiers risquent de tomber sous le coup de la loi.

Interrogé sur les risques de se retrouver en prison si un tel acte est posé, Bourama Ouattara a déclaré : « Pour un syndicaliste révolutionnaire de lutte des classes, la prison n'est qu'une simple formalité ».

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