Congo-Kinshasa: A l'initiative du cartel Unfpa, Civipol et Cie - Les 30 Proveds sensibilisées sur la campagne de rattrapage scolaire des actes de naissance

Le cartel Ufpa, Civipol, Caritas Congo, Idemia, Transtec et Digitech, a organisé, le lundi 19 août, dans la salle CREK de l'Inspection Générale, à l'intention des responsables des provinces éducationnelles (Proved), un atelier sur la campagne de rattrapage scolaire des actes de naissance, à travers les différentes écoles de la RD. Congo.

C'est déjà au mois de mai dernier que cette campagne a été lancée avec brio à Kinshasa où plusieurs enfants de la maternelle et du primaire ont été et sont enregistrés à l'état-civil, via les établissements scolaires.

Après Kinshasa où cette campagne a connu en, quelque sorte, sa période d'incubation, le consortium de ces organisations veut cette, fois-ci, acheminer, vers les 25 autres provinces de la RD. Congo, sa vision de concourir à l'enregistrement à l'état-civil des élèves ainsi que leur fratrie et ce, afin de remettre aux parents des actes de naissance gratuitement. C'est pour y parvenir que ces organisations ont convoqué les proveds du Ministère de l'EPSP pour les informer sur la quintessence de ce projet qui, du reste, est voulu et conçu par le Gouvernement Congolais, financé par la Banque Mondiale, mis en œuvre par les ministères partenaires dont le ministère de la Justice, de l'Intérieur, à l'instar de celui de l'Epsp. Ce, dans le cadre de l'accomplissement du Projet de Renforcement des Systèmes de Développement Humain (PRSDUH).

Prenant la parole, le Chef de mission de CIVIPOL, Olivier Barnouin, a indiqué qu'en dépit d'une législation favorisant la déclaration des naissances, seulement 25% d'enfants étaient, au départ, enregistrés à l'état-civil. Une situation qui avait créé l'absence des bases statistiques fiables pour planifier le développement. C'est face à cela, a-t-il souligné, que la RD. Congo avait opté pour la constitution et l'entretien d'un fichier général de la population solide, en vue de la délivrance des actes de naissance. Afin de performer et d'innover le système d'état-civil et de développer un système fiable d'identification des populations, les écoles ont été choisies comme site de rattrapage au regard de leur taux de fréquentation élevé à 80%.

C'est le Fond des Nations Unies pour la Population (UNFPA), en tant que connaisseur de terrain avec ses opérations de collecte et de recensement, qui va s'occuper de l'exécution dudit projet. Pour cette campagne, 1.536.000 enfants seront enregistrés pour une remise de 384.000 actes de naissances, d'ici décembre 2020.

Pour la petite histoire

Lancée dans la ville de Kinshasa, le 10 mai 2019, une phase pilote de la campagne de rattrapage d'enregistrement à l'état-civil se tiendra jusqu'en décembre 2019. Au départ, cette campagne pilote a eu un échantillon de 300 écoles, avant d'atteindre 600 écoles à ce jour. Et, la cérémonie de remise symbolique des actes de naissances a eu lieu en mai.

Actuellement, 152.000 fiches requêtes sont remplies pour 365.000 enfants, 22.000 ordonnances sont rendues pour 53.000 enfants et 31.000 actes de naissances ont été créés.

Nombreuses ressources humaines ont été mobilisées pour la phase pilote, à savoir : 100 staffs, 1000 directeurs et parents recrutés et formés par l'UNFPA, 24 bourgmestres, 100 préposées à l'état-civil ainsi que 20 procureurs.

En 2020, lors de la clôture de la mission, les organisateurs s'attendent à atteindre un total de 2.400.000 enfants enregistrés pour 600.000 actes de naissances.

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