Congo-Kinshasa: Le peuple congolais peut-il faire confiance au Gouvernement de coalition du professeur ILUNGA ILUNKAMBA ?

opinion

Caractérisée par l'instabilité politique et l'insécurité sociale au pays, la vie du peuple congolais ressemble actuellement à celle de gestion d'un verre à moitié vide ou à moitié plein pour lequel il faudra déjà prendre positivement ou négativement position dès maintenant, afin de chercher à aboutir à un jugement fondé du bilan que nous présenterait le 5ème Président de la RD. Congo. Un bilan qui traduirait la vision tirée du testament «le peuple d'abord ».

C'est donc un programme harmonisé que réaliserait le 1er Ministre Sylvestre ILUNGA ILUNKAMBA, avec le concours des membres du Gouvernement qui auront rempli les critères exigés pour gérer les biens et services de la RD. Congo, pendant ce premier quinquennat du Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO. Comme il est dit que « tout est possible à celui qui croit », le peuple congolais a cru qu'avec l'organisation souveraine des élections du 30 décembre 2018, teintées toutefois de quelques imperfections inhérentes à toute œuvre humaine, notre pays est arrivé à une alternance politique historique dont la passation de pouvoir pacifique et civilisée, entre le 4ème Président élu Joseph KABILA KABANGE, et le 5ème Président élu Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a eu lieu le 24 janvier 2019, au moment où les mauvaises langues s'attendaient à un inévitable chaos postélectoral en RD. Congo.

Mais Dieu en a décidé autrement. Patriotiquement et consciencieusement, l'heure doit avoir sonné pour que les autorités morales des partis et regroupements politiques ainsi que celles des entreprises et établissements publics capitalisent rationnellement le contenu de la devise de notre pays qui est « Justice-Paix-Travail » et de notre hymne national « Le Debout Congolais », pour que la stabilité politique et la sécurité sociale règnent effectivement dans cet Etat de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc qu'est la République Démocratique du Congo. Un pays où la division négative en interne et en externe des entités susmentionnées, s'accentue encore à cause de la défense des intérêts personnels et égoïstes en milieu politique et professionnel.

Pour éviter le mécontentement et autres différends vécus dans nos entités politiques et politico-admiratives, il faudrait que les règles du jeu et les critères de désignation d'un membre du parti dans une institution donnée soient préalablement bien définis. En dehors de critère de fidélité qui ressemblerait à une discipline pour les uns, et une dictature camouflée pour les autres, les leaders des partis et regroupements politiques devraient éviter d'être des hypocrites et des « yes men » devant une décision prise par une autorité morale de leur parti ou regroupement politique. Pour montrer qu'on est bon et courageux collaborateur d'une autorité morale, et remédier la situation qui divise négativement notre classe politique, le mieux serait de mettre en place un système de vote à main levée pour confirmer ou infirmer la décision prise par une autorité morale.

Ce qui éviterait ainsi de critiquer cette dernière auprès du peuple congolais en général, et des militants du parti ou du regroupement politique en particulier. En ce qui concerne la confiance à mériter par le Gouvernement du professeur Sylvestre ILUNGA INKULUMBA, il faudrait que les Congolais que nous sommes, puissions sectoriellement et professionnellement œuvrer pour la réussite du programme harmonisé CASH-FCC, sur lequel sera jugé le 5ème Président à la fin de son quinquennat. D'où la nécessité des sanctions positives ou négatives à infliger périodiquement aux membres du Gouvernement national ainsi qu'aux dirigeants politiques et politico-administratifs réfractaires au changement des mentalités négatives en mentalités positives. Changement pour lequel une contribution a été déposée au service courriers de la Présidence de la République, en date du 16 mai 2019, avec accusé de réception. La réaction pourra sans doute intervenir un jour. Car, nous nous sommes conformés à l'article 23 de la Constitution de notre pays qui stipule que « toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit implique la liberté d'exprimer ses opinions ou ses convictions, notamment par la parole, l'écrit et l'image, sous réserve du respect de la loi, de l'ordre public et des bonnes manières ». Parler du soutien à apporter au Président de la République, c'est bien. Mais présenter d'une manière pratique des actions à mener, et les évaluer périodiquement pour se faire une idée exacte de ce soutien, c'est mieux. Que nos dirigeants politiques et politico-administratifs se rappellent toujours que « la confiance ne se donne pas. Elle se mérite ». Pour que le 5ème Président ait un bilan positif à présenter à la fin de son quinquennat, et montrer au peuple du Congo démocratique la positivité de son programme, il faudra que « le peuple d'abord » soit une réalité et non un slogan pour la vérité des urnes de 2023.Un travail de changement des mentalités à faire par les professionnels des médias avisés, pour que le déclic de l'intériorisation du contenu de la devise de notre pays et de son hymne national, soit une source de documentation pour s'armer culturellement et bien mener la lutte contre les antivaleurs comme la corruption, le népotisme, l'injustice, la démagogie, le commérage, la haine, la marginalisation, la division négative et autres, pour qu'elles ne se développent plus avec acuité, malgré l'incapacité des animateurs de l'Initiation à la Nouvelle Citoyenneté de mettre en place une structure de sensibilisation et d'éducation y relative. A chacun de nous de mettre sectoriellement sa main à la pâte, et le Congo démocratique sera sauvé par nous-mêmes. Pensons-y.

Aimé Isidore KAKUSA GULUNDUGA-MULONDO

Animateur Administration et Gestion des Entreprises Culturelles et Sportives

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