Congo-Kinshasa: Parlement - L'Envol de Sessanga a déposé une proposition de loi sur la révision constitutionnelle

Décidemment, la proposition de loi sur la révision Constitutionnelle initiée par le parti politique "Envol" du Député national Delly Sessanga, déposée respectivement, à l'Assemblée nationale et au Sénat, hier lundi 19 août 2019, s'inscrit dans la direction d'apporter quelques améliorations sur la présente Constitution qui, au fil du temps, a su révéler au grand jour certaines de ses limites.

Le glissement de 2016 à 2018, en est l'exemple parfait qui nécessiterait une révision constitutionnelle immédiate, afin de baliser le chemin pour le prochain scrutin, a laissé entendre un membre de la délégation. Parmi les innovations apportées, il y a l'autorisation de la double nationalité et la présidentielle à 2 tours.

Promesse tenue

Chose promise, chose due. Tenant mordicus à des résolutions prises lors des assises de son bureau politique, le parti politique "Envol", conduit par son Secrétaire général Jean-Marc Mabini et son Porte-parole Nicolas Lengha, a officiellement saisi les deux chambres sœurs du Parlement, en déposant un projet de révision Constitutionnelle. A en croire son Secrétaire général, ces recommandations ont été faites par le Bureau politique qui s'est réuni du 11 au 13 juillet dernier. «Nous venons de déposer notre projet de révision constitutionnelle. Cela a été motivé par les dernières recommandations issues de notre bureau politique qui s'est réuni du 11 au 13 juillet dernier. Il a été demandé qu'un certain nombre de dispositions de la Constitution soient révisées pour s'adapter à la situation politique de l'heure», a-t-il déclaré à la presse, au palais du peuple.

Quid sur les dispositions touchées ?

"Envol" prévoit de rendre public tout le contenu de sa proposition de loi portant modification de certaines dispositions de la Constitution dans les prochains jours, au cours d'une conférence de presse. Toutefois, il y a entre trente à quarante articles proposés à la révision, dixit Jean-Marc Mabini. Au regard de la situation actuelle, les analyses ont démontré que dans la Constitution, il y avait des forces et des faiblesses. Et, la révision constitutionnelle vise essentiellement à renforcer le positif de la Constitution, renchérit-il.

Tout comme son prédécesseur, le porte-parole de l'Envol a martelé sur le fait que les dispositions intangibles de la Constitution notamment, l'article 220, ne sont nullement concernées par la proposition de loi qu'ils ont déposée ce lundi aux secrétariats de deux Chambres du Parlement.

Les innovations louables

Se confiant à la presse, Me Nicolas Lengha, a dévoilé de façon luminaire quelques innovations émanant de ladite révision. «Nous avons, de façon pragmatique, fait des propositions sur certaines dispositions qui fâchaient les réalités, les attentes de la population. Nous avons revisité l'article sur la nationalité notamment, sur son exclusivité. Pour nous, l'exclusivité de la nationalité congolaise commence à devenir une réalité dépassée. Et, nous avons fait une proposition dans le sens de la bi-nationalité », a martelé cet élu du peuple.

Autre proposition formulée par le parti de Delly Sessanga, c'est au sujet de l'organisation des élections dans le délai constitutionnel. A ce stade, Envol dit avoir prévu des garde-fous très stricts afin d'éviter un éventuel glissement. «Nous avons aussi en ce qui concerne l'élection présidentielle, proposé le retour à deux tours. Nous nous sommes appesantis sur l'organisation des élections dans le délai constitutionnel. Nous avons fait un glissement de 2016 à 2018, justement parce qu'il n'y avait pas une Constitution qui interdisait de manière expresse au Président de la République ainsi qu'aux autres institutions qui sont chargées de l'organisation des élections de pouvoir faire une forfaiture.

Et donc, nous avons prévu des garde-fous très strict pour que ceci ne se répète pas », a tenu de rappeler Me Nicolas Lengha. Et d'ajouter : "Une précision de taille, il y a des articles intangibles de la Constitution. A ces articles, il n'y a même pas matière à débat ou de spéculation. Il s'agit de l'article 220 est intangible et Envol ne sera pas irresponsable au point de remettre ce débat sur la table. Il y a des réalités plus essentielles que celle-là".

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