Sénégal: Exclusion de 4 étudiants à l'UGB - Ce que dit le procés-verbal de la commission

Sur les 17 étudiants auditionnés, la commission de discipline a prononcé l'exclusion perpétuelle de quatre (4) étudiants de tous les établissements de l'Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis.

Il s'agit de Samba Cisse (L3 UFR des SJP), Daouda Sagna, (L2 UFR SA2ATA), Mamadou Lamine Bara Kane (Master UFR CRAC) et Maty Sow (UFR CRAC).

Le procès-verbal (PV) de la Commission de discipline de l'Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, en date du 29 juillet 2019, revient un peu plus en détail sur les raisons qui ont motivés l'exclusion des quatre (4) étudiants, suite à la manifestation estudiantine sur la voie publique, et qui a entrainé le déversement des eaux usées provenant des fosses septiques dans le bureau du Recteur, Ousmane Thiaré.

La commission a prononcé l'exclusion perpétuelle de tous les établissements de l'UGB des étudiants Samba Cisse, étudiant en Licence 3 à l'Unité de formation et de recherche (Ufr) des Sciences juridiques et Politique (SJP), Mamadou Lamine Bara Kane, master à l'Ufr des Civilisations, Religions, Arts et Communication (CRAC) et Maty Sow de la même Ufr et Daouda Sagna, étudiant en Licence 2 de l'Ufr des Sciences de l'Agriculture, de l'Aquaculture et de Technologie alimentaire (SA2ATA).

Pour Maty Sow, la commission considère qu'il a pris activement part aux actes consistant à déverser de l'eau dans le bureau du recteur et à son saccage.

Dans le rapport d'instruction, Maty Sow avait, avant de le nier, affirmé que c'était un acte prémédité, décidé la veille, le mardi 09 avril 2019.

Les bureaux des autres autorités, notamment le chef du Service Hébergement du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (CROUS) et du directeur du CROUS, étaient également visés.

Son camarade de la même Ufr, Mamadou Lamine Bara Kane dit qu'il ne pouvait être solidaire envers ses camarades, mais ne serait pas prêt à le refaire dans les mêmes circonstances. Quant à Samba Cisse, il affirme, lit-on dans le procès-verbal, qu'il est impliqué dans l'acte qui a consisté à déverser les eaux usées.

Et enfin, concernant le cas de Daouda Sagna, étudiant en Licence 2 de l'Ufr des SA2ATA, dans le procès-verbal, Sagna reconnaît être l'auteur des messages SMS et WatsApp envoyés au Recteur, non sans préciser que les contenus ont fait l'objet de discussions et validés au préalable par les autres délégués.

Toujours est-il que Sagna, devant l'huissier de justice Me Papa Gningue, a nié avoir déversé de l'eau usée dans le bureau du Recteur car n'étant pas sur place.

En revanche, Daouda Sagna condamne l'acte posé par les étudiants et le considère comme inhumain et dégradant, tout en demandant pardon au Recteur et à tous les membres de la communauté universitaire.

La sentence de la Commission de discipline s'est fondée sur deux chefs d'accusations, à la suite du vote, notamment le déversement des eaux usées dans le bureau du Recteur et des actes d'agression notés dans les amphithéâtres et salles de cours qui sont de nature à porter atteinte au libre exercice des activités universitaires.

L'exclusion est motivée par les dispositions du décret n°91- 728 du 24 juillet relatif aux modalités d'exercice du pouvoir disciplinaire à l'égard des étudiants.

La commission a statué, en tout, sur la culpabilité de 17 étudiants par un vote de la sanction à infliger, après lecture du rapport de la commission d'instruction de chaque étudiant incriminé.

La Commission a, après avoir délibéré, déclaré non coupables les 13 autres étudiants qui affirment n'avoir pas participé au déversement des eaux. Certains vont jusqu'à qualifier les actes d'irresponsables, non sans présenter leurs excuses au Recteur, Ousmane Thiaré.

Déjà, le Recteur avait pris la décision de ne pas présider la commission, au nom du respect du principe de l'impartialité et du respect des droits de la défense car étant considéré comme victime dans cette affaire.

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