Sénégal: Examens nationaux - 413 milliards FCFA pour des contreperformances

57,30% pour le Certificat de fin d'études élémentaires (Cfee) et 51,71% pour le Brevet de fin d'études moyennes (Bfem). Le Baccalauréat enregistre un taux de réussite de 37,07%. Les trois évaluations certificatives 2019 en disent long sur la crise de l'école publique sénégalaise.

Des taux très loin de la rentabilité des investissements. 413 milliards de FCfa de budget à l'éducation nationale, pour des contreperformances en termes de résultats scolaires.

L'année académique 2019 a été bouclée sur fond de contreperformances. Les mauvais résultats enregistrés aux examens nationaux sont devenus une règle et non l'exception.

Le Certificat de fin d'études élémentaires (Cfee) et le Brevet de fin d'études moyennes (Bfem) ont enregistré respectivement 57,30% et 51,71% d'admis.

Autrement dit: 155.617 élèves ont été déclarés admis sur un total de 276.256 élèves pour le Cfee; 94.841 élèves ont décroché le Bfem sur un total de 188.993 candidats qui ont composé.

Pendant que 56.030 élèves sur 150.532 candidats présents, soient 37,07% (d'admis au Baccalauréat), frappent aux portes des universités.

S'y ajoutent les 2.064 admis sur 3.710 candidats présents au Baccalauréat technique, soit 55,63%. L'analyse des résultats relève la problématique de l'efficience des milliards investis.

L'Etat du Sénégal consacre, tous les ans, une part importante à ce secteur considéré prioritaire. 413 milliards de FCfa ont été dégagés rien que pour l'exercice 2019.

Le système éducatif sénégalais est très loin des agrégats permettant d'apprécier positivement le niveau de qualité du système: 80% des enseignements apprentissages soient maitrisés par 80% des élèves.

Ce cycle de contre-performances est en contradictions avec l'argent injecté depuis une décennie, des programmes déroulés et le passage du Programme décennal de l'éducation et de la formation (Pdef) au Programme d'amélioration de la qualité, de l'équité et de la transparence (Paquet).

L'école publique se cherche, depuis quelques années, sans une réelle stratégie de remédiation appropriée. La rentabilité des investissements ne sied pas, à l'orée de la rareté des ressources destinée à l'éducation.

«Ceci atteste que les élèves ne sont pas le problème, mais c'est plutôt le système qui a échoué, avec un niveau très bas des taux de réussite aux examens qui s'accentue d'année en année.

Le Paquet n'arrive jamais à atteindre 40% alors qu'on se rapprochait de 50% avec le Pdef», soutient le directeur exécutif de la Cosydep.

Cheikh Mbow pointe du doigt, en plus de l'environnement des apprentissages et l'encyclopédisme du programme, la formation des enseignants qui ne dure en réalité que 6 mois, alors qu'elle doit théoriquement s'étaler sur 9 mois.

Le secrétaire général du Syndicat des inspecteurs de l'éducation et de la formation du Sénégal (Siens) a pour sa part, incriminé les déterminants scolaires pour expliquer cet échec.

El Cantara Sarr cite la formation des enseignants, le modèle d'apprentissage, la législation des examens, les curricula, le mode et le type d'évaluation.

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