Angola: Le ministre des R.E invite les investisseurs américains

Luanda — Le ministre des Relations Extérieures, Manuel Augusto, a invité lundi les investisseurs américains à participer au futur processus de privatisation dans le pays.

Le gouvernant angolais, qui parlait lors d'une conférence au Conseil de l'Atlantique, dans la capitale américaine, a dit que c'était une opportunité pour les entreprises américaines d'investir en Angola.

Le Gouvernement angolais envisage de privatiser, jusqu'en 2022, 195 entreprises dans le cadre du Programme de privatisation (PROPRIV).

L'objectif de ce programme est de stimuler la création d'emplois dans le pays, en particulier dans d'éventuelles compagnies en faillite ou qui travaillent à moitié, augmentant leur concurrence et leur efficacité dans l'économie angolaise.

Pour certaines entreprises stratégiques appartenant à l'État, telles que la Sonangol, la TAAG, entre autres, le programme de privatisation soutenu par la Banque mondiale sera partiel.

Dans un autre domaine, Manuel Augusto, qui a effectué une visite de deux jours aux États-Unis, a estimé que les relations politico-diplomatiques et de coopération entre les deux pays étaient excellentes.

Au cours de sa visite, le ministre angolais s'est entretenu avec le secrétaire d'État américain Mike Pompeo et le secrétaire adjoint pour l'Afrique, Tibor Nagy, ayant pris part à une conférence au siège du Conseil de l'Atlantique sur le thème "Nouvel Angola ».

À l'occasion, il a affirmé que le Gouvernement angolais s'efforçait de renforcer le cadre juridique national et le système judiciaire, la priorité principale étant la moralisation de la société.

Manuel Agusto a souligné la lutte contre la mauvaise foi ou la corruption dans les secteurs de la société et de l'économie, déclarant qu'elle visait à combattre «la pathologie d'impunité par la corruption, le népotisme et le blanchiment d'argent».

En ce qui concerne les investissements directs des États-Unis dans les sociétés pétrolières, le ministre l'a jugé hautement souhaitable, indiquant que c'était un objectif de la stratégie de développement durable de l'Angola.

Il a pointé les secteurs du commerce, des finances, de l'énergie, de la fabrication, de la sécurité, des droits de l'homme, de la santé et de la justice comme de ceux dans lesquels l'Angola l'Angola souhaite renforcer les partenariats avec les États-Unis, appelant les petites et moyennes entreprises à s'établir en Angola.

Pour le ministre, l'un des plus grands défis du pays est la diversification de l'économie et l'augmentation de la production nationale, nécessaires à la sécurité alimentaire et à l'autosuffisance.

A son tour, Matthew Harrington, secrétaire adjoint des États-Unis pour les relations avec l'Afrique, a estimé que les relations avec l'Angola se trouvaient à un "tournant très différent du passé".

Matthew Harrington a dit que les États-Unis considéraient l'Angola comme un potentiel considérable pour un partenariat économique durable et comme une source de stabilité pour la région africaine.

Il a félicité l'Angola pour son rôle dans diverses affaires africaines, telles que l'accord de paix entre l'Ouganda et le Rwanda, la tenue d'élections en République démocratique du Congo et la mission de stabilisation au Lesotho.

Le renforcement des partenariats et de la coopération entre l'Angola et les États-Unis dans divers secteurs était à l'ordre du jour, le ministre angolais ayant souligné la nécessité d'une aide américaine pour retrouver de l'argent et des avoirs illégalement retirés de l'Angola.

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