Burkina Faso: Restons debout !

Le bilan est macabre. D'abord une dizaine de morts, selon les sources officielles qui actualiseront par la suite le bilan à 24 morts, sept blessés, cinq portés disparus et des dégâts matériels. Des informations non encore vérifiées évoquent quant à elles, des armes emportées, d'importants dégâts matériels, des corps calcinés, de nombreux disparus...

Jamais notre armée, nos braves Forces de défense et de sécurité (FDS) n'ont enregistré un tel massacre. Même l'attaque de l'Etat-major général des armées, le 2 mars 2018, n'a pas fait autant de victimes. L'origine ?

Une «attaque d'envergure perpétrée par des groupes armées terroristes», le lundi 19 août 2019 du détachement mi-litaire de Koutougou dans la province du Soum, région du Sahel.

La situation est tellement «sérieuse», que le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a convoqué d'urgence le Conseil supérieur de la défense nationale.

De prime abord, de nombreuses interrogations taraudent l'esprit des Burkinabè, mêmes des plus optimistes. La collaboration des FDS avec les populations est-elle franche ?

Les renseignements n'ont-ils pas fonctionné, quand on sait que quelques heures avant l'attaque, un rassemblement des groupes armés terroristes avait été signalé aux carrefours de Tchiombolo-Filio et Tchiombolo-Tondiata ?

Après une relative accalmie de la situation dans le Nord du pays, plusieurs attaques ramènent les douloureux souvenirs des incendies de commissariats, de gendarmeries, de marchés, de domiciles et d'écoles, couplés aux assassinats ciblés.

En effet, cette attaque vient s'ajouter au passage d'un convoi militaire sur un engin explosif improvisé à Toéni (province du Sourou) qui a fait quatre morts le 14 août dernier et à l'attaque d'une patrouille de police à Mentao, avec à la clé trois morts.

Pourtant, depuis son entrée en action dans le second trimestre de l'année en cours, l'opération « Doofu » (déracinement en fulfuldé) a considérablement réduit les forces de frappe des groupes armés, apportant ainsi une lueur d'espoir aux populations.

Loin de douter de son efficacité, on se demande ce qui n'a véritablement pas marché au point qu'un détachement militaire dans une zone aussi « rouge » puisse faire l'objet d'une attaque de telle ampleur, dans un contexte sécuritaire où la menace est quasi-permanente.

Certes, l'installation de la saison des pluies ne facilite pas la tâche aux FDS dans leurs opérations, mais faut-il y voir un message des extrémistes à travers cette nième attaque.

Dans tous les cas, le Burkina, comme l'a dit le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, ne cèdera pas une partie de son territoire. Une chose est sûre , les forces du mal seront neutralisées.

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