Cameroun: La coopération en revue

La sécurité, les transports la démarcation de la frontière commune et d'autres questions au menu des travaux de la 23e session de la grande Commission mixte qui s'ouvrent ce jour à Yaoundé.

Comme en décembre 2010, date de la tenue des dernières assises du genre, c'est Yaoundé qui abrite aujourd'hui les travaux de la grande Commission mixte de coopération entre le Cameroun et le Tchad. Les 23e de ce type. Deux pays voisins et frères qui entretiennent une coopération jugée dynamique, et dont les relations diplomatiques remontent à 1960. Les deux Etats, membres d'un certain nombre d'organisations internationales à l'instar de la CEMAC, de la CEEAC, de l'Union africaine, de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de l'ONU, pour ne citer que celles-là, partagent en outre une longue frontière commune d'environ 1094 km.

Une proximité géographique qui se caractérise également par des échanges réguliers de visites au plus haut niveau. Les travaux qui s'ouvrent ce matin dans la salle des Actes du ministère des Relations extérieures à Yaoundé, avec la présence d'une forte délégation venue de N'Djamena et conduite par le ministre des Affaires étrangères, de l'Intégration africaine et de la Coopération internationale, Chérif Mahamat Zene devront de ce fait plancher sur de nombreux sujets. L'un des plus en vue étant sans contexte lié à la lutte contre le terrorisme. Les deux pays sont en effet engagés depuis plusieurs années dans la lutte contre la secte terroriste Boko Haram. Ils font du reste partie de ce qui est appelé « la ligne de front » dans la lutte contre cette nébuleuse terroriste.

D'où les actions communes menées à travers la Force multinationale mixte de la Commission du bassin du lac Tchad. Egalement attendues, les questions économiques avec les volets ayant trait au transport avec notamment la question de la facilitation du transit de marchandises sur les corridors Douala-N'Djamena et Kribi-N'Djamena, avec les différents problèmes soulevés de part et d'autre et ceux purement commerciaux, compte tenu des interrelations entre les économies des deux pays. Il n'est pas superflu de rappeler que le Tchad qui est devenu un pays producteur de pétrole, exporte sa production via un pipeline construit entre les localités de Doba au Tchad et Kribi au Cameroun.

Devront également figurer au menu des assises qui vont durer deux jours, les questions de démarcation et de réaffirmation des frontières. Le Cameroun et le Tchad étant tenus de respecter les prescriptions du Programme frontière de l'Union africaine qui fixe à 2022, le délai pour la délimitation et la démarcation complète des frontières entre les Etats membres de l'Union africaine. Sur ce plan, les travaux de Yaoundé devraient déboucher sur la signature d'une requête conjointe à adresser au Centre de cartographie de l'Onu en vue de l'accompagnement des deux pays dans le processus de réaffirmation de leur frontière commune. Les questions de formation, avec notamment la mobilité des étudiants entre les deux pays devraient par ailleurs être évoquées au cours des travaux.

Au même titre que l'épineuse question de l'assèchement continu du lac Tchad qui a des implications dans les deux pays. L'importance de la délégation tchadienne accueillie hier en fin de matinée à Yaoundé par le ministre des Relations extérieures augure déjà de la qualité et de l'intérêt des sujets qui seront abordés au cours de ces échanges.

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