Afrique de l'Ouest: Autorité du Bassin de la Volta - La Côte d'Ivoire installe sa Structure focale nationale

Les six pays qui ont en partage le fleuve Volta sont déterminés à en assurer la préservation tout en permettant à cet important cours d'eau d'assurer son rôle de moteur de développement socio-économique.

La Côte d'Ivoire vient d'installer sa Structure focale nationale (Sfn) pour la réalisation du mandat de l'Autorité du bassin de la Volta. C'était le 20 août, au cours d'un atelier qui s'est tenu à l'hôtel Manhattan Suites sis à la Riviera-Attoban.

La rencontre a été présidée par le directeur général des ressources en eau du ministère des Eaux et Forêts, le colonel Baptiste Ehoussou, au nom du ministre Alain-Richard Donwahi.

« La Structure focale nationale est un maillon indispensable à vocation opérationnelle dans le dispositif de réalisation du mandat de l'Autorité du Bassin de la Volta.

Car, nous sommes convaincus que la structure permettra une gestion durable des ressources en eau du bassin pour le bonheur de nos populations », a expliqué le colonel Baptiste Ehoussou.

La Structure focale nationale est composée d'une vingtaine de membres issus de ministères sectoriels en charge de la gestion des ressources en eau, du développement rural et de la maîtrise de l'eau dans le domaine agricole, de l'intégration et des Ivoiriens de l'extérieur, de l'économie et des finances, de la décentralisation du développement local et d'Ong et autres associations de la société civile.

Chacun des six pays qui constituent l'Autorité du bassin de la Volta, à savoir le Benin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Mali et le Niger, installeront eux aussi des structures focales nationale. Comme l'a expliqué le colonel Baptiste Ehoussou, ces structures devraient contribuer à assurer une protection adéquate des ressources naturelles du bassin.

Le constat, tel que décrit par le représentant du ministre des Eaux et Forêts, est que les ressources naturelles du bassin de la Volta sont en continuelle dégradation suite essentiellement aux activités anthropiques.

« La portion nationale du bassin de la Volta, comme partout ailleurs dans le pays, est caractérisée par une croissance démographique très élevée, une forte dépendance de la population à l'agriculture et aux produits de la biomasse comme source d'énergie.

Ainsi donc, il est devenu impératif de songer au mécanisme et à la stratégie qui concilient le développement et la protection des ressources naturelles », a-t-il expliqué.

L'Autorité du bassin de la Volta est une organisation interétatique qui regroupe les pays ayant en partage le fleuve. Sa mise en place, en 2007, émane de la volonté des dirigeants des six pays concernés.

La superficie totale du bassin est estimée à 400 000 km², inégalement répartie entre ses Etats membres. Il représente une source importante de revenus et un moteur de développement socio-économique pour ses populations qui vivent majoritairement d'agriculture, de pêche et d'aquaculture ainsi que l'élevage et la foresterie.

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